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Mon antre intemporelle.

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Je nous veux. Sous toutes les coutures qui nous soient. De la plus timide, à la plus obscure. De la plus limpide à celle méritant censure. Je ne veux pas nos deux corps se déchainant mais nos âmes, mais nos inspirations, mais nos fantasmes, mais tout ce qui résonne en nous. Je ne veux pas nos mains hésitantes, mais nos actes violents. Ceux qui libèrent. Ceux qui nous font perdre tout contrôle. Ceux qui nous font être nous-même. Nous sommes belles même dans le sombre, nous sommes belles quand nous nous abandonnons. Nous sommes belles lorsque nous nous perdons jusqu’à nous trouver. 
Puis il y a eu ce fameux moment. Ce moment où je t'ai regardée et réalisé que mon entierté est faible face à toi. Que je ne risque de plus rien contrôler. Tu sais, ce fameux instant où tu perds pieds mais ancre ton coeur dans une mer de sentiments. Et dieu sait qu'elle peut chavirer, et dieu sait qu'elle peut relaxer. 
Fameux moment où je t'ai vue pour la première fois autant m'assassiner de par tout ce que tu dégages. Celui où je m'autorise de me lâcher à tes yeux, d'ouvrir mon esprit à ta psyché, de t'ouvrir toutes les entrées de mon corps. 
Ce même instant où je me suis sentie appartenir à quelque chose de plus fort dans ma vie. Une partie de moi s'en allant se percher plus haut encore. 
Ce moment où j'ai réalisé que je pouvais, que j'allais irrémiditablement tomber d'amour pour toi, Ségolène.
Nos envies, nos faims de loup.
On se sourit et se donnent ce tout.
Nos envols, nos voeux.
Même sans utiliser parole, les aveux.
Les frissons en nous passent,
L'émotion submerge et dépasse.
Famille d'âmes.
À quoi bon voyager alors que je peux penser à toi?
L'envie de toi. 
L'envie de nous.
L'envie d'emoi.
L'envie d'un tout.
Même dans les silences, je sais te lire.
Je pourrais détailler ton visage imaginairement à ne pas en dormir ce soir.
Mon amour.
Ton tambour,
de velours,
entoure,
mes jours.
Ma main pressant ta cuisse,
Ton corps se hisse.
En toi se glisse,
l'envie qu'on s'accomplisse.
Je t'embrasserai avec cette charge,
qui te fera loin prendre le large.

Je t'aurai bien garder hier soir. Je t'aurai bien invité dans mon petit appartement strasbourgeois. Je t'aurai fait du thé, je t'aurai fait découvrir des webséries gays. Je t"aurai proposé de les regarder dans mon lit. Je t'aurai caressé tes mains, déposer mes lèvres dans le creux de ton cou pour remonter vers une de tes oreilles. Je t'aurai passé ma main dans les cheveux. Je t'aurai fait réaliser au combien tu mérites cette affection. Je t'aurait aussi fait respirer fort, sans doute sortir quelques bruits de ta bouche. Je t'aurai fait palpiter, comme ta personne fait palpiter mon être. Je t'aurai aimer, je t'aurai embrasser, je t'aurai fait savoir mon envie. On se serait trouvées. Mais ça, tu le sais très bien, n'est-ce-pas?
J'aime ta main sur ma cuisse. Tes yeux qui osent regarder mon décolleté. Ton rire quand on se comprend. Ton don pour garder un mystère tout en te dévoilant. J'aime ta frange que tu as coupé comme la jolie petite artiste que tu es. J'aime ta dévotion pour la peinture. J'aime te voir réussir ce que tu entreprends. J'aime ces moments à nous où lorsqu'ils prennent fin, tu m'envoies un message dans lequel je peux lire "J'ai trouvé ça trop court".
ça faisait si longtemps que je n'avais pas trouver une bouche qui ne touchait pas, mais glissait sur la mienne. Si longtemps que je n'avais pas senti une langue vouloir se loger près de ma langue. Mais surtout si longtemps que je n'avais pas ressenti ce fichu frisson de chaleur, naissant au fond de ma gorge pour entamer une descente cuisante dans tout mon corps.
J'aime t'embrasser sous les ponts,
La nuit quand il fait noir.
J'aime ta bouche qui me répond,
L'envie qui vise à émouvoir.
"Tu as un regard intense, c'est assez destabilisant."
"Les envies de toi parsèment mes journées"
Comme si j'avais osé une fois penser qu'on aurait pu me dire ça...
"Je suis bien. Je me sens protégée avec toi"
Mais qui es-tu pour me mettre dans cet état? Qui es-tu pour me vouloir faire désirer toujours plus de toi? Qui es-tu pour me faire penser à ton corps chaud sous les draps, sous la douche, sous la pluie battante. Qui es-tu pour raviver cette partie de moi envieuse, désireuse, joueuse? Qui es-tu pour m'intriguer? Qui es-tu pour me retenir?
J'ai littéralement faim de toi, de t'apprendre, de te faire réveler des frissons. J'en ai les fourmis dans les doigts. Je suis affamée de voir le toi plus sombre se réveler. Je te soupçonne sous tes vétements. Je te surprends dévisager mon corps. 
Je me sens tellement puissante, tellement libre depuis que te lire ne me fait plus frissonner.
Je me sens tellement heureuse depuis que je réalise que tu n'étais pas LA personne pour moi.
Je me sens revivre, je me sens l'envie folle de sauter dans de nouveaux bras.
Pars, pars, tu n'es plus que l'ombre d'un souvenir. Merci de m'avoir fait grandir, merci à moi d'avoir lâcher les derniers soupirs.
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