Nos corps qui s'entremêlent, nos désirs qui nous transpercent 
Mon amour, nos âmes s'appellent, et nos cœurs jamais ne se délaissent 
Je ressens encore tes mains sur ma peau, craquelant mon armure 
Je me souviens de la douceur de tes mots, et de la fougue de tes morsures 
Je me rappelle encore de l'odeur de ton cou, de ton souffle ardent contre le mien 
Je ne me lasserai jamais de nous, et de la force de nos liens 
Et dans nos échanges fougueux, nos accès de douce violence 
Je les plains, eux, de ne pas connaître la délivrance 
De se jeter à corps perdu, dans ce monde où personne ne ment 
Rempli de nos délicieux abus, emportés par les sentiments 
Mon joli prince dis-moi sans décence, ce qu'il adviendra de nous 
Quand viendra notre jouissance et quand celle-ci nous rendra fous 
J'aime ta délicatesse quand tu m'embrasses, et jamais je ne m'en lasse 
J'aime notre douce déchéance et je me délecte de cette transcendance