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“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.” Fondements, Emmanuel Kant

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"Il est certain que la conviction - apparentée au sentiment religieux - que le monde est rationnel, ou du moins intelligible, est à la base de tout travail scientifique un peu élaboré. Cette conviction constitue ma vision de Dieu. C'est celle de Spinoza." Sur la vérité scientifique, Albert Einstein
Joseph Mallord William Turner
Snow Storm
La thèse de Stephen Hawking sur l'expansion de l'univers

https://repository.cam.ac.uk/handle/1810/251038
NGC 3372 (Eta Carinae) dans la constellation de la Carène
(Hubble, Septembre 1995)
"I don't understand sex. Not that I have anything against women, and I certainly have an appropriate sensibility about men, but when it comes to the actual act of sex, it's always just seemed so undignified." Dexter, James Manos
"Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C'est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun. Bien sûr, s'ils cherchent avant, ils n'ont pas fini d'en arrêter des proprios de chats et de chiens. Je n'ai pas dormi de la nuit. J'aurais dû me méfier des bruns dès qu'ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ? On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n'arrive jamais. J'ai peur. Le jour n'est pas levé, il fait encore brun au dehors. Mais, arrêtez de taper si fort, j'arrive." Matin brun, Franck Pavloff
"J'ai été nourri aux lettres dès mon enfance, et pource qu'on me persuadait que, par leur moyen, on pouvait acquérir une connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie, j'avais un extrême désir de les apprendre. Mais sitôt que j'eus achevé tout ce cours d'études, au bout duquel on a coutume d'être reçu au rang des doctes, je changeai entièrement d'opinion. Car je me trouvais embarrassé de tant de doutes et d'erreurs, qu'il me semblait n'avoir fait autre profit, en tâchant de m'instruire, sinon que j'avais découvert de plus en plus mon ignorance." Discours de la méthode, René Descartes
"Oui, j'étais une sotte, je croyais encore aux gens, et je les aimais et je me sacrifiais. Mais il n'y a que ceux qui sont lâches et odieux qui réussissent. [...] je me souviendrai que dans ce monde il n'y a pas de récompense à attendre, que dans ce monde il n'y a ni honneur ni justice. Dans ce monde, il faut être fourbe et méchante." La Guerre et la Paix, Lev Nikolaïevitch Tolstoï
NGC 1952 (Crab Nebula) dans la constellation du Taureau
(Hubble, décembre 2000)
"La Cosmologie moderne a profondément modifié nos idées sur la nature du temps et de l'espace, sur l'origine de la matière, sur le développement de la vie et de la conscience, sur l'ordre et le désordre, le chaos et l'harmonie, la causalité et le déterminisme." Petit dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles, Trinh Xuan Thuan
"La justesse d'esprit est impossible à certaines époques sans une abnégation héroïque ou une dégradation complète." Journaux intimes, Benjamin Constant de Rebecque
La Rose de Saturne
(Cassini (infrarouge), novembre 2012)
"Comment peut-on être bien portant ... quand on souffre moralement ? Peut-on de nos jours garder son calme quand on a du cœur ?" La Guerre et la Paix, Lev Nikolaïevitch Tolstoï
"Intime et transparente, au dedans de laquelle il voyait se mouvoir confusément des pensées riantes, des images tendres, vagues, indécises. Il resta longtemps plongé dans la béatitude de l'extase et se laissant enivrer par tout cela, laissant son âme humer par tous ses pores l' harmonie et les délices de ce ciel diaphane, si large et si pur ; de cette campagne, avec ses herbes courbées par la brise embaumante, avec les fleurs balançant leurs calices et laissant échapper le parfum qui s'envole ; de cette onde de lait murmurante et douce dans les roseaux, avec ces cygnes dont le pied bat mollement les flots endormis, qui viennent mouiller d'un baiser tout fumant le sable doré et jonché de coquilles blanches. Son âme se déployait et nageait à l'aise, elle étendait ses ailes et planait au milieu de cette création, toute ivre de parfums, toute dormeuse et nonchalante, comme une sultane sur des lits de roses. On sentait que la terre toute tiède grandissait en beauté dans son sommeil. Voilà que les ondes s' arrêtent et semblent une lame d'argent qui est demeurée sur l'herbe, les joncs se taisent, les fleurs s' ouvrent, la nuit devient encore plus transparente, plus longue, plus voluptueuse ; et tandis que Smarh restait là, on voit s'élever, sortir, apparaître et s'enfuir, parmi la clarté douteuse, comme des ombres qui passent. De vagues formes de femmes nues, blanches, venaient autour de lui, marchant avec leurs pieds nus sur le tapis vert et frais ; elles l'entouraient, le regardaient, l'appelaient, puis elles s'en allaient bien vite, bien vite, en courant ; les unes se courbaient jusqu'à terre, et l'on voyait leur dos blanc, tout couvert de cheveux noirs, se plier avec un mouvement de fleur sous la brise ; les autres s'étendaient sur ses genoux, et leur tête retombait par terre et laissait voir leur gorge palpitante et brune ; elles étaient vives, folâtres, errantes, douteuses." Smarh, Gustave Flaubert
"Quand j'eus l'honneur de le voir [Émile Zola], pendant son exil dans ces environs de Londres, où il s'était remis au travail, il me dit : « Je ne me plains pas de l'épreuve. Elle m'a révélé la vanité de bien des choses auxquelles je tenais trop, le néant de certaines glorioles littéraires. Je pressens des temps nouveaux. Je sens monter des étoiles nouvelles. »
Elles montaient dans le soir d'une vie assombrie par l'épreuve, par l'injustice des hommes, par l'ombre de l'exil, mais qui gardait encore une profonde rumeur d'action. Elles rayonnaient d'une force invincible sur son œuvre vaste et mêlée, sur son expérience confuse et tragique, comme ces étoiles qui se lèvent d'une douceur souveraine sur la Paris nocturne, énorme et tumultueux encore, fangeux et splendide, tout plein de rêve, et dont les nuits étranges, mêlées de frissons sublimes et de spasmes abjects, de lueurs sidérales et de reflets boueux, semblent méditer de surprenantes aurores, où toutes les âmes se laveront, les unes de leur boue, les autres de leur orgueil, dans une même lumière, dans la même fraîcheur matinale du monde renouvelé.
Ce ne sera pas la victoire d'un idéalisme timide et partiel procédant par sélection ; ce ne sera pas l'étroite libératrice d'une élite : ce sera l'affranchissement de toute l'humanité, avouant et étalant ses misères, ses haillons ses bouge, et trouvant enfin, dans cet énergétique aveu de soi-même, la force de se libérer, d'appeler sur tous la science et le bonheur.
En ce rêve, incomplet sans doute et qui ne comprend pas tout l'homme, mais qui dépasse infiniment les horizons prochains du socialisme même, la pensée de Zola s'élargissait. Et tout ce qu'il y avait d'idéalisme latent dans son naturalisme outrancier se dégageait. C'est cette force sublime d'espérance, palpitant dans la grossièreté même de la vie, qui va tout à l'heure entrer au Panthéon." « Vers l'avenir », L'Humanité, Jean Jaurès
NGC 6543 (Cat's Eye Nebula) dans la Constellation du Dragon
(Hubble, mars 2008)
"La découverte du Pr Adjemian va bien plus loin encore. Elle démontre que ce ne sont pas obligatoirement de grands courants qui traversent les espèces. Il suffit parfois de la volonté d'un seul individu pour induire le changement. [...] Un seul être est capable de modifier le comportement de tout le troupeau, et donc l'histoire de toute son espèce. [...] Contrairement à ce que l'on pense d'ordinaire, je crois qu'un presque rien peut avoir beaucoup d'effet. Une goutte d'eau peut faire déborder l'océan." Le Père de nos pères, Bernard Werber
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