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“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.” Fondements, Emmanuel Kant

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"Mon ennemi, c'était le temps. Si je devais trouver les réponses qui me concernaient, il fallait que je me mette immédiatement au travail." Des Fleurs pour Algernon, Daniel Keyes
"Si l’on prétend le placer très haut en tant qu’homme moral, en invoquant le motif que seul atteint le degré le plus élevé de la moralité celui qui a profondément connu l’état de péché, on procède hâtivement ; une question se pose en effet. Est moral celui qui réagit à la tentation dès qu’il la ressent en lui, sans y céder. Mais celui qui, tour à tour, pèche puis, dans son repentir, met en avant des exigences hautement morales, s’expose au reproche de s’être rendu la tâche trop facile. Il n’a pas accompli l’essentiel de la moralité, qui est le renoncement - la conduite de vie morale étant un intérêt pratique de l’humanité." Dostoïevski et le parricide, Sigmund Freud
"Que penser du débat « dualisme versus monisme » ? L'esprit est-il distinct de la matière ou n'en est-il qu'une manifestation ? Chacune des deux positions rencontre des difficultés certaines qui sont loin d'être résolues ;
Du côté du dualisme cartésien, l'idée que la glande pinéale puisse être le point de contact entre l'esprit et le corps a été démentie depuis longtemps par la neurobiologie. Le problème fondamental du dualisme est d'identifier cet esprit, cette entité distincte qui contemple de l'intérieur le théâtre de la réalité extérieure - ce « fantôme dans la machine », comme l'ont désignée par dérision les opposants au dualisme. A supposer que ce fantôme existe, une entité immatérielle pourrait-elle agir sur le comportement d'un corps matériel ? Voilà qui semble entrer en contradiction avec le principe de conservation de l'énergie, l'un des sacro-saints principes de la physique qui dit que l'énergie totale d'un système ne peut se créer ni se perdre. Certains partisans du dualisme, tel le neurobiologiste australien John Eccles, font appel à l'incertitude quantique qui permet de violer le principe de conservation de l'énergie pendant un très bref instant, mais le rôle de la mécanique quantique dans le fonctionnement du cerveau est encore très mal compris.
D'autre part, la dualité cartésienne entre l'observateur et l'acteur, entre le « moi » et la réalité externe, entre les mondes intérieur et extérieur, est fondée sur l'illusion que le monde extérieur a une réalité objective totalement indépendante de l'observateur. Or si, à l'échelle de la vie quotidienne, nous pouvons approximativement considérer le monde comme s'il existait une séparation entre observateur et objet, nous savons que tel n'est pas le cas au niveau atomique et subatomique. A ce niveau, la mécanique quantique nous apprend que cette division est factice : l'observateur participe de la réalité observée, l'influence et est interdépendant avec elle. Ainsi, une particule élémentaire revêt son habit d'onde et peut être partout à la fois dans l'espace quand on ne l'observe pas, mais redevient une particule sitôt qu'on l'observe. Le fait même d'observer modifie la réalité extérieur." « Une fantôme dans la machine ? » (Chapitre 6 : Origine de la conscience), Origines : La Nostalgie des commencements, Trinh Xuan Thuan
"Le savoir scientifique ne nous dit pas comment alléger nos souffrances et celles d’autrui. Il est incapable de nous indiquer comment mener notre vie. Il ne nous aide pas à prendre des décisions morales et éthiques. La science n’engendre pas directement la sagesse. Mais je pense qu’elle peut être source d’inspiration pour nous permettre de regarder le monde autrement et d’agir de manière plus juste. Le grand récit unitaire des sciences, tel que rapporté ici, s’il pouvait être diffusé aux hommes de bonne volonté du monde entier, contribuerait sans doute à les rapprocher, puis à les réunir.
Savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles, que nous partageons la même histoire cosmique avec les gazelles des savanes et les roses parfumées, que nous sommes tous connectés à travers l’espace et le temps, développerait notre sentiment d’interdépendance avec les autres. Ce sentiment engendrerait à son tour celui de compassion, car nous nous rendrions compte que le mur que notre esprit a dressé entre «moi» et «autrui» est illusoire, et que notre bonheur dépend de celui des autres. La perspective cosmique et planétaire que nous offre la magnifique fresque ici reconstituée souligne aussi la vulnérabilité de notre planète et notre isolement parmi les étoiles. Elle nous fait prendre conscience que les problèmes de l’environnement qui menacent notre havre, dans l’immensité cosmique, transcendent les barrières de race, de culture et de religion. Les poisons industriels, les déchets radioactifs, les gaz responsables de l’effet de serre ne connaissent pas les frontières nationales.
La diffusion de ce magnifique «tronc commun» du savoir susciterait une mondialisation non pas agressive - celle d’un peuple puissant exploitant économiquement et militairement d’autres peuples plus démunis -, mais pacifique. La mondialisation économique qui a fait que le monde entier est interconnecté par un réseau de communications de plus en plus performant devrait favoriser une telle globalisation du savoir scientifique. Ce processus pacifique devrait permettre aux citoyens du monde entier de partager un horizon commun. Il tracerait un trait d’union et nouerait un dialogue entre les hommes des cultures les plus diverses. Il développerait en nous le sens d’une responsabilité universelle, et nous encouragerait à conjoindre nos efforts pour résoudre les problèmes de la pauvreté, de la famine, de la maladie, entre autres fléaux qui menacent l’humanité. Il aboutirait à un humanisme universel qui favoriserait l’avancée de la paix dans le monde." «Interdépendance et compassion», (Chapitre 7 : Quel futur ?), Origines : La Nostalgie des commencements, Trinh Xuan Thuan
"Le génie ne se limite pas à une aptitude qui vous est donnée à la naissance. Le génie c'est aussi le désir de faire quelque chose et la capacité à faire des sacrifices. Le génie c'est l'aptitude à se consacrer de manière obsessionnel à ce qu'on a envie de faire. La passion joue un rôle essentiel dans l'accomplissement du génie, avec la contrainte, vous n'obtiendriez jamais un tel niveau d'obsession." Malcolm Gladwell
"All the lonely people
Where do they all come from ?
All the lonely people
Where do they all belong ?
" Eleanor Rigby, The Beatles

"Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres, c'est le moyen d'écarter toute animosité." Les Entretiens de Confucius, Confucius
Les Théoriciens de l'économie
(BFM Bussiness)

Karl Marx : www.youtube.com/watch?v=r46bMHlgLxA
John Maynard Keynes : www.youtube.com/watch?v=jgGJM5BZCLc
Friedrich Hayek : www.youtube.com/watch?v=IKBNe1ohRRc
"Avec le temps, les esprits s'éloignèrent de plus en plus de la nature et acquirent de plus en plus de pouvoirs. Ils se transformèrent en dieux, et l'univers magico-mythique bascula vers l'univers mythique. L'aspect magique tendit à disparaitre. Les dieux se firent distants, cosmiques. Distants parce qu'ils n'habitaient plus l'arbre, la rivière ou la pierre, mais des contrées situées bien au-delà de la Terre; cosmiques parce que tout, dans le cosmos, dépendit de leur action. L'alliance entre l'homme et la nature fut rompue. L'homme se mit à adorer les dieux de l'univers mythique, mais il perdit le contact intime et familier avec son environnement. Les arbres abattus ne soufraient plus. Il n'était plus nécessaire de demander l'autorisation à l'esprit des forêts avant d'entrer dans les bois, ou à l'esprit du sanglier avant de commencer sa chasse. Tout s'accomplissait maintenant avec la permission des dieux. La nature devint vide de vie. On pouvait impunément la maltraiter - donner un coup de pied à une pierre, couper un arbre - puisque les dieux n'y résidaient plus. Le sens du respect et de la vénération de la nature fut ainsi perdu. Cette indifférence à la nature s'étendit aux animaux et même aux autres êtres humains. Dans l'univers mythique, on ne se soucia plus de la souffrance des autres créatures vivantes. Quant aux sociétés qui adoraient d'autres dieux, on dénia à leurs membres le statut d'homme, et on les massacra ou asservit. Face aux société de l'univers mythique, celles qui se raccrochaient désespérément à l'univers magique n'avaient aucune chance: elles étaient détruites ou assimilées." « L'univers mythique » (Chapitre 1 : Origine du monde), Origines : La Nostalgie des commencements, Trinh Xuan Thuan
"Que ne m'as-tu aussi immolée, barbare, de la même massue qui frappa mon frère ? Cette mort eût délié la foi que tu m'avais donnée. Maintenant je me représente non seulement les maux que je dois supporter, mais tous ceux que peut souffrir une femme abandonnée. La mort s'offre à mon esprit sous mile aspects divers. On souffre moins de la recevoir que de l'attendre." Les Héroides, Ovide
"Les activités physiques sont bénéfiques non seulement parce qu'elles stimulent la neurogenèse mais aussi parce que le cerveau a besoin d'oxygène. La marche, le cyclisme, les exercices de gymnastique à domicile ou en plein air fortifient le cœur et stimulent l'afflux sanguin au cerveau. La pratique d'un sport aide aussi celles et ceux qui s'y adonnent à se sentir plus « affûtés » intellectuellement, comme l'avait noté le philosophe Sénèque au premier siècle de notre ère. Il a été prouvé récemment que l'exercice physique augmente la production du FNIC, le médiateur chimique [...] qui favorise la nutrition des neurones et joue un rôle crucial dans la mise en œuvre de la plasticité. En fait, tout ce qui maintient le cœur et les vaisseaux sanguins en bon état, en premier lieu une alimentation saine et équilibrée, tonifie le cerveau. [...] En plus de contribuer à l'équilibre général du cerveau, l'exercice physique stimule les cortex moteur et sensoriel. Les fonctions correspondantes ont tendance à s'étioler avec l'âge, poussant ainsi les personnes âgées à se replier sur elles-mêmes. Rien ne hâte plus l'atrophie cérébrale que l'immobilité. La monotonie favorise l'apparition de troubles déficitaires de l'attention et fait baisser le taux de dopamine. En revanche, une activité à la fois cognitive et physique telle que la danse cumule tous les avantages et permet en plus de mieux maîtriser l'équilibre ambulatoire. Sans parler des implications sociales qui contribuent aussi à préserver la santé psychique. Le tai-chi est tout aussi recommandable, bien qu'il n'ait pas fait l'objet d'étude spécifique ; cette discipline corporelle chinoise demande une concentration intense, une grande maîtrise gestuelle et comporte aussi un aspect méditatif qui peut s'avérer utile pour baisser le stress." Les Étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Norman Doidge
"V. S. Ramachandran [Vilayanur Subbramanian Ramachandran] est le Sherlock Holmes de la neurologie moderne. C'est un détective qui résout des énigmes au cas par cas, ignorant superbement les vastes études statistiques qui caractérisent la science contemporaine. Il estime que les cas individuels, pris séparément, ont tout ce qu'il faut pour faire avancer la connaissance scientifique.
- Imaginez, dit-il, que je doive présenter à un scientifique un cochon doué de parole. L'homme est sceptique, mais j'insiste, claque des doigts, et voilà mon cochon qui se met à parler de la pluie et du beau temps. Est-ce que ce serait vraiment logique de la part de mon interlocuteur de rétorquer : « Mais c'est juste un seul cochon, monsieur. Montrez-m'en un autre et je vous croirai ? »
Rama a établi de façon très convaincante qu'en expliquant les « bizarreries » neurologiques on peut éclairer le fonctionnement des cerveaux normaux.
- Je déteste la foule en matière de science, affirme-t-il. Je fuis les symposiums et autres congrès de spécialistes. Quand mes étudiants sont tentés de fréquenter ce genre de réunion, je leur dis de regarder où tout le monde va et de prendre la direction inverse.
Et, d'une formule syncrétique qui ne manque pas de charme :
- Ne peignez pas les moutons de Panurge, conclut-il. [Le « mouton de Panurge » est une locution, qui fait référence à Panurge, un personnage de Rabelais, et qui désigne le suiveur].
" Les Étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Norman Doidge

"La sagesse et la puissance de l'être humain reposent sur deux fondements: d'une part, que de nouvelles sciences et de nouveaux arts soient créés et, d'autre part, que les gens deviennent plus familiers avec ce qui est déjà connu." Gottfried Wilhelm Leibniz
"Parmi les neuroplasticiens ayant de solides références en science expérimentale, c'est Michael Merzenich qui a soutenu les thèses les plus ambitieuses dans le domaine des applications thérapeutiques. Il affirme notamment que les exercices cérébraux peuvent être aussi utiles que les médicaments pour traiter de graves névroses comme la schizophrénie; que la plasticité existe depuis le berceau jusqu'à la tombe; et qu'une amélioration radicale des fonctions cognitives, c'est-à-dire de la perception, de l'apprentissage, de la réflexion et de la mémoire, est tout à fait possible, y compris chez les personnes âgées. [...] Merzenich estime que le fait de négliger la gymnastique intellectuelle en vieillissant entraîne le dépérissement du système qui contrôle et régit la plasticité cérébrale." « Reconstruire le cerveau », Les Étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Norman Doidge
"L’œuvre de Barbara Arrowsmith Young nous fait prendre conscience des immenses progrès qui pourraient être accomplis si chaque enfant était soumis à une évaluation cérébrale, et si, en cas de problème, on créait à son intention un programme sur mesure destiné à fortifier les zones essentielles pendant qu'il est encore temps, c'est-à-dire dès les premières années, quand la neuroplasticité est optimale. Il vaut beaucoup mieux traiter les problèmes cérébraux dans la prime jeunesse de l'enfant que laisser celui-ci se persuader qu'il est « stupide », haïr l'école ou l'apprentissage, et cesser de faire travailler sa région défaillante, au risque de perdre le peu de force dont il disposait malgré son handicap. Les jeunes enfants qui pratiquent des exercices cérébraux progressent généralement plus vite que les adolescents, peut-être parce que, dans un cerveau immature, le nombre de connexions  neuronales, autrement dit de synapses, est 50% plus élevé que chez l'adulte. Dès le début de l'adolescence, une opération d' « élevage » massif débute à l'intérieur du cerveau. Les connexions synaptiques et les neuurones qui n'ont pas été abondamment sollicités dépérissent brusquement, illustration du principe d'après lequel ce qui ne sert à rien n'a pas de raison d'exister [use it or lose it]. Il est sans doute préférable de consolider les zones affaiblies tant que ce « bien-fonds » cortical est disponible. Néanmoins, les évaluations basées sur des tests cérébraux peuvent s'avérer utiles tout au long de la vie scolaire, depuis la maternelle jusqu'à l'université, où de nombreux étudiants qui se débrouillaient bien dans le secondaire échouent parce que leurs fonctions cérébrales défaillantes sont débordées par la surcharge de travail. Et même en dehors des périodes de crise, tout adulte pourrait tirer parti d'une évaluation cérébrale et d'un test d'aptitudes cognitives, qui l'aideraient à mieux comprendre son propre cerveau." Les Étonnants pouvoirs de transformation du cerveau, Norman Doidge
"Mettez le juge dans un plateau. Placez le bourreau dans l'autre. Pesez la justice humaine. Et dîtes-moi ce que vous pensez de la peine de mort." Victor Hugo
"Misérable créature, faible, et pathétique." Fable II, Peter Molyneux
Qu'es-tu ?
"- Que tu tues des gens ou que tu les aides, tu ne trouveras personne qui surpasse tes attentes. Rien dans ce monde ne t'aidera à combler ta solitude. Tu erreras éternellement dans les ténèbres.
- Qu'est-ce que je dois faire ?
- Aide les gens. Si c'est pareil où que tu sois, deviens quelqu'un de bien. [...] Tu ne fais pas la différence entre le bien et le mal, mais ce sera un peu plus agréable pour toi." Bungô stray dog, Kafka Asagiri
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