00:00|00:00
Profil (434)
Questions/Réponses (0)

“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.” Fondements, Emmanuel Kant

Suivre
"Vois-tu, il est des moments dans la vie où tout, en nous aussi, est paix et harmonie, et où la vie entière nous paraît un chemin à travers la bruyère." Vincent Van Gogh
"Hier j'étais vierge, et aujourd'hui je ne le suis plus. J'imaginais une ivresse irrésistible, une valse vertigineuse, étourdissante, je m'attendais à être emportée par une tempête qui me ferait perdre la tête et oublier la pesanteur terrestre, le corps dévoré par une fièvre ardente, comme un de ces feux de forêt qui transforme un arbre en torche vivante. Ce fut juste douloureux, pénible, et désagréable. Déplaisant, même. Je ne comprends pas pour quelle raison on fait une montagne de ce gigotage fastidieux. Que certaines se pâment avec des minauderies me paraît excessif et trompeur. Monsieur Zola m'a égarée avec ses sous-entendus pleins de mystère et de passion. Lui et bien d'autres. L'amante, c'est sûr, n'y trouve pas son compte." La Valse des arbres et du ciel, Jean-Michel Guenassia
"Pour l'épreuve des lettres, le sujet était périlleux : «Réfuter cette maxime de La Rochefoucauld : Notre repentir n'est pas tant un regret du mal que nous avons fait qu'une crainte de celui qui nous peut arriver.» Un moment j'ai été tentée de prendre le contre-pied, tellement cette pensée me paraissait profonde et perspicace, mais j'ai procédé en élève docile. Et j'ai réfuté. En trois parties. J'ai obtenu la meilleure note de l'académie. Plutôt que d'opiner avec docilité, j'aurais mieux fait de contester le sujet, de soutenir la pertinence de ce point de vue, monsieur le duc savait des choses sur l'âme humaine que nos maîtres se refusent à voir et à admettre. Je suis, aujourd'hui, bien punie de mon manque de courage. Si j'avais exprimé ma véritable opinion, une note éliminatoire m'aurait sanctionnée, je n'aurais pas conquis ce parchemin et je ne m'en porterais que mieux. En vérité, nos actions sont dictés non par la recherche de la vertu ou de la justice mais par le seul bénéfice que nous en escomptons, il en est de même de nos regrets." La Valse des arbres et du ciel, Jean-Michel Guenassia
"Quand elle veut dire quelque chose d'intelligent, elle montre soudain trop naïvement par son visage qu'elle veut dire quelque chose d'intelligent. Trop hâtif. Alors on voit qu'elle croit d'une façon terrible en la raison, et qu'elle croit à une quantité terrible de choses - indestructibles. Jeunesse." Fonds des Archives centrales - Tsgali, Moscou (octobre-novembre 1876), La Douce, Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
"Tout de suite, je lui ai expliqué, d'une façon direct, impitoyable (j'appuie sur l'adjectif, impitoyable), en deux mots, que la générosité de la jeunesse était une chose charmante, mais qu'elle ne valait pas un sou. Pourquoi ? Parce qu'elle ne lui coûte rien, parce qu'elle existe sans avoir vécu, que ce ne sont là, comme on dit, que « primes impressions de l'existence » et on verra un peu ce que vous deviendrez dans le travail ! Cette générosité bon marché, elle est toujours facile - même donner sa vie, ça ne coûte qu'un sou, car même là, c'est sang qui bout et forces qui débordent, on cherche la beauté avec passion !" La Douce, Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
"La gravitation déformant l'espace et le temps, elle autorise l'espace-temps à être localement stable mais globalement instable. A l'échelle de l'Univers entier, l'énergie positive de la matière peut être compensée par l'énergie négative gravitationnelle, ce qui ôte toute restriction à la création d'univers entiers. Parce qu'une loi comme la gravitation existe, l'Univers peut se créer et se créera spontanément à partir de rien. [...] La création spontanée est la raison pour laquelle il existe quelque chose plutôt que rien, pourquoi l'Univers existe, pourquoi nous existons. [...]
Pourquoi les lois fondamentales sont-elles telles que nous les avons décrites ? La théorie ultime se doit d'être cohérente et de prédire des résultats fini pour les quantités que l'on peut mesurer. [...] une loi comme la gravitation est nécessaire. Par ailleurs, [...] pour pouvoir prédire des quantités finies, la théorie doit posséder ce que l'on appelle une supersymétrie entre les interactions fondamentales et la matière sur laquelle ces dernières agissent. Or la M-théorie est la plus générale des théories supersymétriques de la gravitation. Pour ces raisons, la M-théorie est l'unique candidate au poste de théorie complète de l'Univers. Si elle est finie - ce qui reste à prouver -, elle fournira un modèle d'Univers qui se crée lui-même. Et nous faisons forcément partie de cet univers car il n'existe aucun autre modèle cohérent.
La M-théorie est la théorie unifiée à laquelle Einstein aspiré toute sa vie. Le fait que nous, être humains -simples assemblages de particules fondamentales de la nature -, ayons pu aboutir à une telle compréhension des lois qui gouvernent notre Univers constitue en soi un triomphe fantastique. Mais le vrai miracle réside peut-être dans ce que des considérations abstraites de logique aient pu déboucher sur une théorie unique qui prédit et décrit un aussi vaste Univers, riche de l'étonnante variété que nous observons. Si cette théorie est confirmée par l'observation, elle conclura avec succès une quête commencée il y a plus de trois mille ans. Nous aurons alors découvert le grand dessein." « Chapitre 8 : Le Grand dessein », Y a-t-il un grand architecte dans l'Univers ?, Stephen Hawking et Leonard Mlodinow
Stanisław Wyspiański
Dziewczynka z wazonem z kwiatami (Girl with a vase of flowers)

"La beauté sauvera le monde." L'Idiot, Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
"La chose la plus incompréhensible de l'Univers, c'est qu'il soit compréhensible." Albert Einstein
Frederic Edwin Church
Autumn
Mouvement perpétuel
"Mais faire disparaître les obstacles ne conduit pas automatiquement au progrès moral de l'existence sociale et individuelle. Cette action négative exige en plus une volonté positive pour une organisation morale de la vie collective. Cette double action, d'une importance extrême : arracher les mauvaises racines et implanter une nouvelle morale, constituera la vie sociale de l'humanité. Ici la Science ne peut nous libérer. Je crois même que l'exagération de l'attitude férocement intellectuelle, sévèrement orientée sur le concret et le réel, fruit de notre éducation, représente un danger pour les valeurs morales. Je ne pense pas aux risques inhérents aux progrès de la technologie humaine, mais à la prolifération des échanges intellectuels platement matérialistes, comme un gel paralysant les relations humaines." Comment je vois le monde, Albert Einstein
"Puisque le bouddhisme rejette l'idée d'un univers passant de la non-existence à l'existence, comment conçoit-il l'origine du monde ? Il parle d'une « potentialité » qui aide les phénomènes à se manifester. Si le monde apparaît, c'est parce qu'un potentiel de manifestation était déjà présent. Ainsi, la vacuité n'est pas seulement la nature ultime des phénomènes, elle désigne également le potentiel qui permet à ces phénomènes de se déployer à l'infini. Cette idée de potentiel de manifestation, de potentialité de l'espace rappelle étonnamment la notion du vide plein des physiciens : on l'a vu, le vide de l'espace est rempli d'un champ de Higgs qui, en se cristallisant au cours du refroidissement de l'univers, donne naissance au monde et à son contenu ; à cause du principe d'incertitude, l'espace vide pullule de particules virtuelles qui peuvent entrer dans le monde réel dès lors qu'elles sont en présence d'un champ de gravitation intense.
Le bouddhisme n'accepte donc pas l'idée d'un début de l'univers avec l'apparition simultanée du temps et de l'espace. Parce que tout est interdépendant, le monde conditionné est sans commencement, car chaque état doit être nécessairement causé par un état précédent qui n'est pas le néant mais qui représente une potentialité. Du point de vue de la vérité absolue, il n'y a ni création ni cessation. Rien ne peut commencer à exister ni cesser d'être. L'univers n'a donc ni commencement ni fin." « Le Tao du vide », La Plénitude du vide, Trinh Xuan Thuan
"Et nous voilà au cœur du problème, car nous sommes précisément en train de penser à propos de nous-mêmes, une démarche qui fait partie de notre « forme de vie » (Wittgenstein). Nous n'avons pas uniquement conscience de notre environnement, nous n'éprouvons pas que des impressions et des expériences conscientes (expérience dont font partie nos sentiments), nous avons, en plus, conscience de la conscience, cette autoconscience que les philosophes appellent la conscience de soi (Selbsbewusstsein) - ce qui n'est pas la même chose que la confiance en soi (Selbstvertrauen)." Pourquoi je ne suis pas mon cerveau (Introduction), Markus Gabriel
"People just want, want something, they want to more, and more, and more, and there is no end. And the world is like, there is no more control. What people need is more love and understand each other, we think that's gonna be a good solution to see yourself and to see other people, to see how they live and how we comunicate with the nature and how we keep the nature alive." Nixiwaka Yawanawá

Jheronimus Bosch
The Garden of earthly delights
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9