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“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.” Fondements, Emmanuel Kant

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Quel est ton rêve ?
"Où tu étais heureux ! me suis-je écrié en marchant précipitamment vers la ville, où tu étais content comme un poisson dans l'eau ! - Dieu du ciel, as-tu donc ordonné la destinée des hommes de telle sorte qu'ils ne soient heureux qu'avant d'arriver à l'âge de la raison, ou après qu'ils l'ont perdue ? - Pauvre misérable ! Et pourtant je porte envie à ta folie, à ce désastre de tes sens, dans lequel tu te consumes. Tu sors plein d'espérances pour cueillir des fleurs à ta reine - au milieu de l'hiver - et tu t'affliges de n'en point trouver, et tu ne conçois pas pourquoi tu n'en trouves point. Et moi - et moi, je sors sans espérances, sans aucun but, et je rentre au logis comme j'en suis sorti." Les Souffrances du jeune Werther, Johann Wolfgang Goethe
"« [...] - Charlotte, dis-je en lui tendant la main et sentant mes larmes couler. Nous nous reverrons ! En cette vie et en l'autre nous nous reverrons !... »
Je ne pus en dire davantage... Wilhelm, fallait-il qu'elle me fit une semblable question, au moment même où je portais dans mon sein une si cruelle séparation !
«Ces chers amis que nous avons perdus, continua-t-elle, savent-ils quelque chose de nous ? ont-ils le sentiment que, dans nos moments de bonheur, nous nous souvenons d'eux avec amour et chaleur ? »" Les Souffrances du jeune Werther, Johann Wolfgang Goethe
"La vie humaine est un songe : d'autres l'ont dit avant moi, mais cette idée me suit partout. Quand je considère les bornes étroites dans lesquelles sont circonscrites les facultés de l'homme, son activité et son intelligence ; quand je vois que nous épuisons toutes nos forces à satisfaire des besoins, et que ces besoins ne tendent qu'à prolonger notre misérable existence ; que notre tranquillité sur bien des questions n'est qu'une résignation fondée sur des chimères, semblable à celle de prisonniers qui auraient couvert de peintures variées et de riantes perspectives les murs de leur cachot ; tout cela, mon ami, me rend muet. Je rentre en moi-même, et j'y trouve un monde, mais plutôt en pressentiments et en sombres désirs qu'en réalité et en action ; et alors tout s'embrouille devant moi, et, perdu dans mes rêves, je poursuis en souriant ma route dans le monde.
Que les enfants ne connaissent pas les causes de leurs désirs, c'est ce que tous les pédagogues ne cessent de répéter ; mais que les hommes faits soient de grands enfants qui se traînent en chancelant sur ce globe, sans savoir non plus d'où ils viennent et où ils vont ; qu'ils n'aient point de but plus certain dans leurs actions, et qu'on les gouverne de même avec du biscuit, des gâteaux et des coups de bâton, c'est ce que personne ne voudra croire ; et, à mon avis, il n'est point de vérité plus palpable." (22 mai), Les Souffrances du jeune Werther, Johann Wolfgang Goethe
"Une chose encore, c'est ce qu'il fait plus de cas de mon esprit et de mes talents que de ce cœur qui fait ma seule fierté et qui est seul la source de tout, de toute force, de tout bonheur et de toute misère. Ah ! ce que je sais, tout le monde peut le savoir - mais mon cœur n'est qu'à moi." (9 mai), Les Souffrances du jeune Werther, Johann Wolfgang Goethe
"Nous pouvons définir le choc du futur comme le délabrement à la fois physique et psychologique provoqué par une trop grande fatigue des systèmes d’adaptation physique de l’organisme humain et un trop grand recours aux processus de prise de décisions. De façon plus simple, le choc du futur, c’est la réaction à la surstimulation." Le choc du futur, Alvin Toffler
Frédéric Bazille
Forêt de Fontainebleau

"En général, voici comment les choses se déroulent. L'enseignant est debout devant sa classe et pose une question. Six à dix élèves s'agitent sur leurs sièges et lèvent le doigt pour attirer l'attention du professeur, pressés d'être interrogés, ce qui leur donnera l'occasion de montrer leur science. Plusieurs autres restent tranquilles, les yeux baissés, s'efforçant de devenir invisibles. Lorsque l'enseignant interroge un élève, on voit la déception et le désarroi se peindre sur le visage des premiers, qui perdent l'occasion d'être approuvés par l'enseignant ; et le soulagement sur le visage des seconds, qui ne connaissent pas la réponse... Ce jeu se fait dans une compétition féroce, et l'enjeu est très élevé, car les enfants y jouent l'estime de l'une des deux ou trois personnes qui comptent dans leur vie. De plus, avec cette méthode d'enseignement, on est sûr que les enfants n'apprennent pas à s'apprécier et se comprendre entre eux. Rappelez-vous vos propres souvenirs. Si vous connaissiez la réponse et que l'enseignant ait interrogé un autre élève, vous espériez probablement que celui-ci se trompe, pour vous permettre de montrer vos propres connaissances. Si vous étiez interrogé et ne saviez pas répondre correctement, ou si vous ne leviez même pas le doigt pour prendre part à la compétition, vous éprouviez de l'envie et même de la rancune envers vos camarades qui connaissaient la réponse. Les enfants qui subissent l'échec dans ce système deviennent jaloux des succès des autres qu'ils attribuent au favoritisme de l'enseignant, ou même, qu'ils compensent par des brutalités dans la cour de récréation. Les bons élèves, pour leur part, méprisent souvent les mauvais, qu'ils jugent bêtes. Ce processus de compétition n'encourage pas les enfants à voir leurs camarades d'un œil amical et bienveillant." Influence et Manipulation, Robert Cialdini
"Ne cherche pas à ce que ce qui arrive arrive comme tu le veux, mais veuille que ce qui arrive arrive comme il arrive et tu seras heureux." Manuel, Epictècte
Charles Filiger
Notations chromatiques
"Comme quatre-vingt-quinze pour cent des gens sont par nature des imitateurs, et seulement cinq pour cent des innovateurs, les gens sont plus facilement persuadés par les actions de leurs semblables que par tout autre argument que nous pouvons leur donner." Cavett Robert
"Nous rencontrerons toujours des individus authentiquement généreux, aussi bien que des gens qui s'efforceront de faire jouer honnêtement la réciprocité, sans chercher à exploiter leur partenaire. Ces personnes se sentiront sans aucun doute insultées si l'on repousse toutes leurs tentatives. Il pourrait bien en résulter des tensions, et un isolement néfaste. Une politique de refus généralisé ne semble donc pas à conseiller.
Une autre solution semble plus viable. Il suffit d'accepter les offres initiales qui nous sont faites quand elles sont avantageuses, mais de ne les accepter que pour ce qu'elles sont, non pour ce qu'elles prétendent être. Si quelqu'un nous fait une faveur, par exemple, nous pouvons accepter en sachant que nous nous obligeons à rendre la pareille à l'occasion. S'engager dans cette sorte de pacte avec une autre personne ne signifie pas pour autant se faire exploiter par elle sous couvert de réciprocité. Bien au contraire : c'est participer honorablement au réseau d'obligations mutuelles qui nous a si bien servi, à tous et à chacun, depuis les origines de l'humanité. Cependant, si la faveur initiale s'avère n'être qu'un stratagème, une ruse, un artifice destiné tout spécialement à nous faire consentir une faveur plus grande encore, la situation n'est plus la même. Notre partenaire n'est plus un partenaire honnête, c'est un profiteur. Et c'est là que nous devons répondre à cette action précisément dans les mêmes termes. Lorsque nous sommes sûrs que l'offre initiale n'était pas un geste authentique, mais une tactique de persuasion, il nous suffit de réagir en conséquence pour nous libérer de son influence. A partir du moment où nous redéfinissons l'attitude de notre partenaire et où nous la considérons comme un moyen de persuasion, le principe de réciprocité ne joue plus contre nous : la règle dit en effet qu'il faut répondre à un présent par un autre présent ; elle ne dit pas qu'il faille aussi répondre par un présent à un geste calculé." Influence et manipulation, Robert Cialdini
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