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“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.” Fondements, Emmanuel Kant

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"À vous mieux connaître, j'ai commencé, premièrement, à mieux me connaître moi-même, puis à vous aimer ; avant vous, mon ange, j'étais seul et comme endormi, je ne vivais pas sur la terre. Eux, mes persécuteurs, ils disaient que ma silhouette même était grotesque, ils m'exécraient, de sorte que j'avais fini par prendre me personne en horreur ; ils disaient que j'étais obtus, et je croyais fermement être obtus, mais quand vous m'êtes apparue, vous avez inondé de lumiére ma vie obscure, mon cœur et mon âme en ont été illuminés, j'ai trouvé la paix intérieure et découvert que je n'étais pas plus mal que les autres ; que je manquais seulement d'éclat, que je n'avais ni style ni vernis, mais que cependant j'étais un homme, par le cœur et les pensées j'étais un homme." Les pauvres gens, Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
"C'est une belle chose que la littérature, Varinka, une très belle chose. [...] Une chose profond ! Qui réconforte et instruit le cœur des hommes et... il y a différents développements sur ce sujet dans un de leurs livres. C'est admirablement écrit ! La littérature c'est... un tableau ; je veux dire que c'est en quelque sorte un tableau et un miroir : la peinture des passions, une critique très subtile, un enseignement propre à l'édification et un document. J'ai été mis au fait de tout cela chez eux. Je vous dirai franchement, mon amie, que quand je suis là parmi eux à écouter (la pipe à la bouche, comme eux, pourquoi pas) et qu'ils comment à discuter de différents sujets, je  « passe » tout simplement, comme au jeu, vous et moi nous passerions, sans plus. Je reste là comme une souche, tout confus, je me creuse la cervelle toute la soirée pour trouver le moyen de placer le moindre mot dans la conversation, et comme par un fait exprès, ce mot-là m'échappe ! Et on regrette de ne pas être à la hauteur, Varinka ; d'avoir, comme dit le proverbe, grandi sans prendre de l'esprit." Les Pauvres gens, Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Jean-Baptiste-Camille Corot
Orpheus leading Euryfice from the Underworld
"L'homme instruit par l'histoire sait par quels procédés il peut obtenir des changements. Il sait que ces changements de conception politique, de tournure d'esprit, de mode intellectuelle, ne se produisent pas brusquement dans la grande masse d'une société à la fois et que, s'ils se produisent chez quelques individus seulement, ces novateurs isolés seront impuissants à entraîner tout un peuple. Il est mis en garde contre deux erreurs en sens inverse : d'une part la croyance au progrès continu, sortant fatalement d'un instinct naturel des masses; d'autre part la théorie de l'action décisive des grands hommes, qui mène au culte des héros [...] Ainsi l'étude des transformations nous affranchit de deux sentiments inverses mais également dangereux pour l'activité. L'un est l'impression qu'un individu est impuissant à remuer cette masse énorme d'hommes qui forment une société : c'est un sentiment qui mène au découragement et à l'inaction. L'autre est l'impression que la masse humaine évolue toute seule, que le progrès est inévitable : d'où sort la conclusion que l'individu n'a pas besoin de s'en occuper : le résultat est e quiétisme social et l'inaction.
Au contraire l'homme instruit par l'histoire sait que la société peut être transformée par l'opinion, que l'opinion ne se modifiera pas toute seule et qu'un seul individu est impuissant à la changer. Mais il sait que plusieurs hommes, opérant ensemble dans le même sens, peuvent modifier cette opinion." L'Enseignement de l'histoire comme instrument d'éducation politique (Conférences du Musée pédagogique), Charles Seignobos
"Au lieu d’apprendre les participes et tant que ça de géométrie et de physique pas amusante, y a qu’à bouleverser les notions, donner la prime à la musique, aux chants en choeur, à la peinture, à la composition surtout, aux trouvailles des danses personnelles, aux rigodons particuliers, tout ce qui donne parfum à la vie, guilleretterie jolie, porte l’esprit à fleurir, enjolive nos heures, nos tristesses, nous assure un peu de bonheur, d’enthousiasme, de chaleur qui nous élève, nous fait traverser l’existence, en somme sur un nuage. C’est ça le Bon Dieu à l’école, s’enticher d’un joli Bel-Art, l’emporter tout chaud dans la vie. Le vrai crucifix c’est d’apprendre la magie du gentil secret, le sortilège qui nous donne la clef de la beauté des choses, des petites, des laides, des minables, des grandes, des splendides, des ratées, et l’oubli de toutes les vacheries." Les Beaux draps, Louis-Ferdinand Céline
Georges Frederic Watts
The Minotaur
"On apprend rien à l’école que des sottises raisonnantes, anémiantes, médiocrisantes, l’air de tourner con râbacheur. Regardez les petits enfants, les premières années… ils sont tout charme, tout poésie, tout espiègle guilleretterie… À partir de dix, douze ans, finie la magie de primesaut ! mués louches sournois butés cancers, petits drôles plus approchables, assommants, pervers grimaciers, garçons et filles, ragoteux, crispés, stupides, comme papa maman. Une faillite ! Presque déjà parfait vieillard à l’âge de douze ans ! Une culbute des étoiles en nos décombres et nos fanges ! Un désastre de féerie.
Quelle raison ? La puberté ? Elle a bon dos ! Non ! Parce que dressés tout de suite en force, sonnés d’emblée dès l’école, la grande mutilante de jeunesse, l’école leur aura coupé les ailes au lieu de leur ouvrir toutes grandes et plus grandes encore ! L’école n’élève personne aux nues, elle mutile, elle châtre. Elle ne crée pas des hommes ailés, des âmes qui dansent, elle fabrique des sous-hommes rampants qui s’intéressent plus qu’à quatre pattes, de boutiffes en égouts secrets, de boîtes à ordures en eaux grasse." Les Beaux draps, Louis-Ferdinand Céline 
"Contentons-nous d'être une petite troupe choisie qui les croyons et ne divulguons pas nos mystères dans le peuple." Entretiens sur la pluralité des mondes, Bernard Le Bouyer de Fontenelle
"Our deepest fear is not that we are inadequate. Our deepest fear is that we are powerful beyond measure. It is our light, not our darkness that most frightens us. We ask ourselves, Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, and fabulous? Actually, who are you not to be? You are a child of God. Your playing small does not serve the world. There is nothing enlightened about shrinking so that other people will not feel insecure around you. We are all meant to shine, as children do. We were born to make manifest the glory of God that is within us. It is not just in some of us; it is in everyone and as we let our own light shine, we unconsciously give others permission to do the same. As we are liberated from our own fear, our presence automatically liberates others." A Return to Love: Reflections on the Principles of A Course in Miracles, Marianne Williamson
"Les humains ne peuvent exister si tout ce qui est déplaisant est écarté au lieu d'être compris." Message des Hommes vrais au Monde mutant, Marlo Morgan
"Le Vrai Peuple croit que tout ce qui existe sur la planète a sa raison d'être. Tout est justifié, tout à un but. Il n'y a pas de caprices du sort, de bizarreries, d'accidents. Il n'y a que des conceptions erronées, des mystères qui ne sont pas encore révélés aux mortels.
La justification du royaume végétal est de nourrir les animaux et les hommes, de fixer le sol, d'accroître la beauté, d'équilibrer l'atmosphère. La justification principale de l'animal n'est pas de nourrir les hommes, mais ils y consent en cas de nécessité. Son but est d'équilibrer l’atmosphère, d'être un compagnon et un éducateur par l'exemple. C'est pourquoi, chaque matin, la tribu adresse un message ou une pensée aux animaux et aux plantes qui se trouveront sur son chemin. Ce message dit : «Nous croiserons ton chemin. Nous venons honorer le but de ton existence.» Aux plantes et aux animaux de s'arranger entre eux pour désigner celui qui sera choisi." Message des Hommes vrais au Monde mutant, Marlo Morgan
"I am going to fall in love with you. You don't have to love me back. I am going to give you my heart." Untamed heart, Tony Bill
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire." Comment je vois le monde, Albert Einstein
"Subtiles et émouvantes il y a un siècle, ces peintures appartiennent aujourd'hui à l'archéologie psychologique et sociale. En dix ans d'évolution accélérée des sociétés occidentales, la jeune fille est un type humain qui a pratiquement disparu, où dont l'existence est si brève, si éphémère que son portrait relèvera désormais de l'instantané photographique plutôt que de la lente caresse romanesque... Les adolescentes sont de nos jours précipitées dans leur vie de femme sous la pression de mœurs boulversées. La façon dont leur première défaillances du milieu, pouvait dévaster plusieurs vies et condamner la leur à l'échec, appartient aujourd'hui à l'histoire des sociétés englouties." Préface de François Nourissier, Premier amour, Tourguéniev
"Chaque minute de mon existence aura un sens incontestable et profond qu'il sera en mon pouvoir d'imprimer à chacune de mes actions : celui du Bien." Anna Karénine, Lev Nikolaïevitch Tolstoï
Henri Bergson pour la Society for psychical research
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