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Elle fait cat.

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« Du moment que nous nous efforçons de vivre sincèrement, tout sera pour le mieux, même si nous devons avoir inévitablement des peines sincères et de véritables désillusions ; nous commettrons probablement aussi de lourdes fautes et accomplirons de mauvaises actions, mais il est vrai qu’il vaut mieux d’avoir l’esprit ardent, même si l’on doit commettre plus de fautes, que d’être mesquin et trop prudent. Il est bon d’aimer autant que l’on peut, car c’est là que gît la vraie force, et celui qui aime beaucoup accomplit de grandes choses et en est capable, et ce qui se fait par amour est bien fait. »  
La civilisation du poisson rouge.


  Le refus de l’autorité devenant l’autorité des temps sans autorité ne me convient pas.

 Déconstruire la prison, oui ; mais pas pour transformer le coupable en victime. 

Déconstruire l’école, oui ; mais pas pour transférer le pouvoir à l’enfant-roi. 

Déconstruire la phallocratie, oui ; mais pas pour légitimer l’abolition des sexes.

 Déconstruire l’art classique, oui ; mais pas pour que n’importe quoi devienne œuvre d’art

Déconstruire la famille, oui ; mais pas pour que les parents se comportent comme des enfants. 

Déconstruire la philosophie, oui ; mais pas pour qu’elle devienne un sabir d’autistes. 

Déconstruire la politique, oui ; mais pas pour qu’elle devienne le champ d’action des communicants. 




 C'est dur de faire abstraction des préjugés personnels.
 Ils ont des causes diverses et secrètes.
 D’où qu’ils viennent, les préjugés masquent toujours la vérité.

 Mais je pense que ça n'a pas vraiment d'incidence sur notre affaire. Comme vous tous ici, je ne connais pas la vérité. Neuf d'entre nous penchent maintenant pour l'innocence de ce garçon, mais nous jonglons avec les hypothèses. 
Peut-être que nous nous trompons, peut-être que nous allons rendre la Liberté à un criminel. 
Qui peut vraiment savoir ? Mais il se trouve quand notre âme et conscience, nous gardons un doute sur sa culpabilité. 
Et un jury qui ne parviens pas à l'unanimité sur la culpabilité d'un accusé, ne peux pas le condamner. 
C'est un point capital de notre système judiciaire

[mon film préféré : 12 angry men ]




Est-ce que tu aimes la guerre ? 
 Un gens normal ne peux décemment pas apprécier les conflits, c’est humainement inconditionnel avec l’amour et la joie de vivre qui t’anime depuis que t’es né. 
Sauf que depuis que t’es vivant, tu constates comme moi qu’il y a des gens plus gourmands que d’autres. Y’en a qui sont encore plus gourmands que les autres. 
Et quand t’es gourmand comme ça, y’a plein de façon d’assouvir ton appétit sans fin. 
Tu as l’intimidation, le soudoiement, le mensonge, la trahison, la tromperie, le vol, le viol, la menace, la colère, ou encore la violence.

Tu sais, c’est ce qui te fait passer à côté de tout, qui gâche ta vie pendant que tu gâches celle des autres et qui ne résoudra pas ton problème majeur : ton manque d’amour. 




J’ai l’impression d’être ridicule 
Parmi eux complice 
Parmi eux souteneur 
Parmi eux égorgeur 
Les mains effroyablement rouges
 Du sang de leur ci-vi-li-sa-tion




IL EST DES NUITS
 

 Il est des nuits sans nom 
il est des nuits sans lune
 où jusqu'à l'asphyxie moite
 me prend l'âcre odeur de sang
 jaillissant de toute trompette bouchée 
 Des nuits sans nom
 des nuits sans lune
 la peine qui m'habite m'oppresse
 la peine qui m'habite m'étouffe
 Nuits sans nom 
nuit sans lune
 où j'aurais voulu
 pouvoir ne plus douter
 tant m'obsède d’écœurement
 un besoin d'évasion
 Sans nom sans lune
 sans lune 
sans nom
 nuits sans lune
 sans nom
 sans nom
 où le dégoût s'ancre en moi
 aussi profondément
 qu'un beau poignard malais




AVEC UN RIEN MÊME DE DÉDAIN
 dans le regard ouvert de stupeur
 la lune jaune ronde et belle 
semble dire à voix basse
 En auront-ils bientôt fini
 les fous de mitrailler le ciel 
de s'en prendre aux étoiles
 de tonner sans vergogne
 contre ces nuits
 où j'eusse aimé dormir
 dormir un seul 
et long soûl d'homme
 ivre et rêver
 rêver encore 
tout à l'aise
 encore d'ELLE




MALGRÉ LES SARCASMES DES UNS 
Malgré l'indulgence des autres 
et au grand dam des uns 
et au grand dam des autres 
plaise à mon coeur 
mis un instant à nu 
d'afficher sur les murs
 et autres lieux de la ville
 de crier à tue-tête
 sur les toits de la ville
 à bas TOUT
 vive RIEN





Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. 
 Les forêts s'y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés.
Dans la nuit il y a le pas du promeneur et celui de l'assassin et celui du sergent de ville et la lumière du réverbère et celle de la lanterne du chiffonnier. 
 Dans la nuit passent les trains et les bateaux et le mirage des pays où il fait jour. Les derniers souffles du crépuscule et les premiers frissons de l'aube. 
Un air de piano, un éclat de voix. 
 Une porte claque. Une horloge. 
Et pas seulement les êtres et les choses et les bruits matériels.
 Mais encore moi qui me poursuis ou sans cesse me dépasse. 
 Il y a toi l'immolé, toi que j'attends. 
Parfois d'étranges figures naissent à l'instant du sommeil et disparaissent. 
 Quand je ferme les yeux, des floraisons phosphorescentes apparaissent et se fanent et renaissent comme des feux d'artifice charnus.
 Des pays inconnus que je parcours en compagnie de créatures. 
Et l'âme palpable de l'étendue. 
 Et les parfums du ciel et des étoiles et le chant du coq d'il y a 2000 ans et le cri du paon dans des parcs en flamme et des baisers. 
 Des mains qui se serrent sinistrement dans une lumière blafarde et des essieux qui grincent sur des routes médusantes.
Dans la nuit, il y a les étoiles et le mouvement ténébreux de la mer, des fleuves, des forêts, des villes, des herbes, des poumons de millions et millions d’êtres. 
Dans la nuit il y a les merveilles du mondes. 
Dans la nuit il n’y a pas d’anges gardiens mais il y a le sommeil. 
Dans la nuit il y a toi.





Au début de la Création, 
le Soleil et la Lune brillaient d'une lumière égale, éclairant la terre chacun son tour, 
Le Soleil le jour et la Lune la nuit. 
 Jusqu'au jour où la Lune eut la fâcheuse idée de comparer sa lumière à celle du Soleil. 
 Soleil et Lune assemblèrent leurs enfants (les Etoiles) et les prirent comme arbitres. 

 Et les Etoiles, d'un commun accord, répondirent que la lumière la plus brillante était celle de la Lune, puisqu'elle changeait la nuit et jour. 
 Furieux, le Soleil ramassa une poignée de cendres et la jeta au visage de la Lune. 

 Depuis ce jour, son éclat a terni et on peut toujours voir ces cendres sur sa face. 
 Quant aux Etoiles, effrayées par le geste du Soleil, elles se réfugièrent toutes auprès de leur mère, c'est pour cela qu'elles brillent seulement la nuit et qu'on ne les voit jamais pendant le jour.




  Lorsque Là-haut le ciel n’avait pas encore de nom, 
Et qu'Ici-bas la terre n'avait pas de nom, 
 Seuls, Apsu, le primordial, le géniteur, 
 Et Tiamat, la génitrice qui les enfantera tous, 
 Mêlaient en un seul tout leurs eaux : 
 Ni bancs de roseaux n'y étaient encore agglomérés, 
Ni cannaies n'y étaient discernables. 
 Des dieux nul n'était encore apparu, 
Ils n'étaient ni nommés ni dotés de leur destin.




Mais le principe du mariage est obscène parce qu'il transforme en droits et devoirs un échange qui doit être fondé sur un élan spontané :
Il donne aux corps en les vouant à se saisir dans leur généralité un caractère instrumental, donc dégradant.


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