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Elle fait cat.

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Qui disconviendra aujourd’hui que le portrait du totalitarisme brossé par Orwell fait songer peu ou prou à une peinture de notre époque ? 
La liberté y est en effet mal portée, la langue est attaquée, la vérité abolie, l’histoire instrumentalisée, la nature effacée, la haine encouragée et l’Empire est en marche. 

 Ce qui nous est présenté comme un progrès est une marche vers le nihilisme, une avancée vers le néant, un mouvement vers la destruction. 
Car, de la même manière qu’on peut parler d’un progrès du cancer ou d’une autre maladie qui conduirait inexorablement à la mort, le culte actuellement voué au progrès du simple fait qu’il est progrès par ceux-là même qui, de ce fait, se disent progressistes, ressemble à une génuflexion devant l’abîme avant le moment suivant qui consiste à s’y précipiter – comme les moutons de Panurge dans les flots… 

Le progrès est devenu un fétiche et le progressisme la religion d’une époque sans sacré, l’espérance d’un temps désespéré, la croyance d’une civilisation sans foi.
 On peut ne pas souscrire à cette religion nouvelle et lui préférer l’athéisme social tragique qui ne s’agenouille devant aucune transcendance. 
Ce refus de la foi qui sécurise constitue le libertaire.
Il y eut un temps où l’on justifiait l’esclavage avec les mêmes arguments que ceux qui légitimeraient les mauvais traitements infligés aux animaux : leur infériorité, leur sous-humanité 

La discrimination entre les hommes et les animaux ne saurait s’effectuer à partir de la faculté de raisonner ou de parler. ... Il (Bentham) écrit cette phrase devenue célèbre : 
« La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ? Ni : peuvent-ils parler ? 
Mais bien : peuvent-ils souffrir ? 
"Chaque homme est une quantité négligeable dans l’univers, certes c’est donc entendu, mais chaque homme s’avère également une exception unique, une configuration définitivement inédite, une singularité sans duplication possible dans le temps et dans l’espace, une chance de vie et de force, de puissance et d’énergie.
 Cette occurence fragile et vraie, improbable mais réelle qu’est notre existence mérite que nous soyons subjugués et que de ce sentiment d’étonnement radical mais l’expérience du sublime"



"La Défenseure des droits Claire Hédon a réclamé ce vendredi 20 novembre « le retrait » de l’article de loi controversé qui prévoit d’interdire de filmer les forces de l’ordre dans un but malveillant, qu’elle juge « inutile » et potentiellement nuisible au contrôle de l’action des policiers et gendarmes. 
 Si Claire Hédon a reconnu « une avancée », après l’annonce par le gouvernement d’une réécriture de cet article polémique, le texte « l’inquiète toujours ». « Je pense que la seule solution, c’est le retrait (de l’article), parce qu’en fait il est inutile », a-t-elle estimé.

« Dans notre arsenal législatif aujourd’hui […] on peut punir des personnes qui utilisent de façon malveillante les vidéos qu’elles tournent », a-t-elle fait valoir.
Claire Hédon a ainsi rappelé la condamnation en 2019 d’une jeune fille par le tribunal correctionnel de Versailles, parce qu’elle « filmait les policiers sans arrêt et le mettait sur les réseaux sociaux sans aucune raison ». 

 L’article controversé doit être adopté à l’Assemblée L’article 24 de la proposition de loi « sécurité globale » doit être adopté vendredi à l’Assemblée nationale. Il prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45 000 € d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ». 

 Face à la polémique qu’il a suscitée, le gouvernement a annoncé vouloir amender ce texte afin de préciser « que les dispositions envisagées ne feront nul obstacle à la liberté d’informer ».
« Cet article, il n’est pas acceptable », a insisté Claire Hédon, en rappelant que les vidéos tournées lors d’interventions des forces de l’ordre sont « très utiles » au Défenseur des droits « quand il y a des dérapages des forces de sécurité ». 
 « Si on veut que notre population retrouve confiance en sa police, ce qui est absolument indispensable, il faut qu’on le reconnaisse et qu’il y ait sanction » lorsque de tels cas sont identifiés, a-t-elle ajouté. 

 La Défenseure des droits s’est également élevée contre les déclarations du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a invité les journalistes à prévenir les autorités avant de couvrir une manifestation. Il s’agit d’une « atteinte à la liberté de la presse, absolument, sans aucun doute », a-t-elle cinglé. 
 « Il est important que la presse puisse continuer à faire son travail et jusqu’au bout des manifestations », a-t-elle ajouté, après l’interpellation de plusieurs journalistes mardi à Paris à la fin d’un rassemblement contre la loi « sécurité globale ».  ""


Il est utopique d’aspirer à un corps de femme noire qui ne serait pas colonisé. C’est le faux espoir nourri par la prétendue histoire de Sappho Clark. 
Les féministes noires comprirent que la lutte devait se placer sur le terrain des victimes de la première vague de colonisation : rédemption, récupération et réhabilitation devaient caractériser cette lutte – et non pas, en fin de compte, une vision utopique débridée.
Il n’était pas possible pour Sappho de nier l’existence de la Mabelle violée mais, au lieu de cela, il lui fallait faire corps avec le moi colonisé. Ainsi, ces féministes noires élargirent les limites des idéologies conventionnelles des femmes afin d’envisager des relations subversives entre les femmes – maternité en dehors du mariage, mariage en tant que partenariat établi en dehors d’un échange économique entre hommes - et les hommes en tant que partenaires et non pas en tant que pères patriarcaux. 

Comme l’ont affirmé DuBois et Gordon de façon si convaincante, nous disposons de « 150 ans de théorie féministe et de praxis dans le domaine de la sexualité. Il s’agit d’une ressource trop précieuse pour la gaspiller en ne l’étudiant pas, dans toute sa complexité »

Mais dans ce cas, étudions-la dans son intégralité, pas seulement dans sa complexité mais aussi dans sa différence pour ainsi nous tenir à nouveau à « l’orée de l’ère de la femme » 
– une ère qui puisse englober toutes les femmes.
"L'usage de l'expression « harcèlement de rue » pour désigner l'objectification sexuelle d'une femme dans l'espace public est parfois critiqué, dans la mesure où il renvoie à quelque chose de plus précis que ne le laisse a priori supposer la formule. 
En effet, si l'on s'en tient au sens littéral, « harcèlement de rue » pourrait également englober des pratiques autres que sexuelles (par exemple la mendicité agressive) et vécues par d'autres types de personnes que des femmes. D'une manière générale, son usage médiatique et sur Internet mêle les thématiques du sexisme et de l'insécurité. 

Le terme « harcèlement » est aussi discuté, dans la mesure où le caractère répétitif que contient l'idée n'implique pas nécessairement ici un acteur unique : on peut désigner par « harcèlement de rue » l'accumulation d'actes (verbaux ou physiques) isolés d'objectification sexuelle, que peut subir une même femme lors de son passage dans l'espace public.
 Ces actes peuvent provenir d'un comme de plusieurs individus, croisés simultanément ou successivement. Dans ce cas, qui est coupable de « harcèlement » ? 
L'étudiante en anthropologie Stéphanie Khoury parle d'un phénomène anonyme de « harcèlement-marathon » :
 « cela se passe comme si tous les hommes qui harcèlent une même femme en une journée se passent le relais. »

 Pour pallier ces ambiguïtés, des chercheuses travaillent avec d'autres terminologies. La chercheuse Marylène Lieber parle par exemple de « harcèlement ordinaire ». 
Ce concept permet de se distancier de la dimension spatiale, il permet également de limiter l'ambiguïté du terme « harcèlement » en mettant l'accent non sur la régularité mais sur la normalisation de l'interpellation. Elle compare le harcèlement sexuel dans l'espace public à un "rappel à l'ordre sexuel" 

 "La dénonciation de la fréquence du harcèlement sexuel qui aurait cours dans l'espace public peut susciter incrédulité voire hostilité dans l'opinion. 
 Certains doutent de l'ampleur du phénomène. 

Des spécialistes américains travaillant dans la filiation de George Gerbner en cultivation theory (c'est-à-dire dans l'étude de l'exposition à long terme aux médias) suggèrent qu'une certaine médiatisation de cas de harcèlement de rue puisse alimenter un mean world syndrome, c'est-à-dire la perception que le monde serait plus violent et hostile qu'il ne l'est en réalité, et voient comme facteur du succès du thème l'activation du stéréotype culturel de la demoiselle en détresse. 
 Sans se positionner sur la véracité de ce qui est dénoncé, Jana Raver impute à la dénonciation l'effet pervers d'entretenir l'idée que les femmes sont en soi des créatures fragiles qui doivent être protégées, tandis que la féministe pro-sexe Jane Gallop y voit une inclination à la censure envers toute expression de type sexuel dans la société"
"D'une manière générale, il y a un certain manque de travail scientifique au sujet du harcèlement sexuel et des agressions sexuelles, alors que des études objectives permettraient d'éviter les rumeurs et les fausses représentations. 
Pour Stéphanie Khoury, « tant qu’on ne dispose pas de base solide pour s’exprimer, cela reste du "on dit", de l’empirisme bas de gamme, du « "j’ai vécu donc je conclus" : bref, du parfait matériau pour construire et consolider des préjugés. »
En octobre 2014, le réseau Hollaback! s'est associé avec Beth Livingston, professeure à l'Université Cornell, afin de réaliser une étude internationale du phénomène du harcèlement sexuel dans l'espace public" 
"Pour liquider un peuple,on commence par lui enlever la mémoire. 
On détruit ses livres,sa culture,son histoire.
 Puis quelqu’un lui écrit d’autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire.
 Ensuite ,le peuple commence à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était.
 Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite."
"– Il vaut mieux attendre, William, 
m’avait dit Miss Frost,
 l’heure viendra de lire Madame Bovary quand tu auras vu s’anéantir tes espoirs et tes désirs romantiques,
 et que tu croiras que l’avenir ne te réserve plus que des relations décevantes, voire destructrices."
"Comment veux-tu distinguer le faux du vrai, quand on crève de solitude? 
On rencontre un type, on essaie de le rendre intéressant, on l’invente complètement, on l’habille de qualités des pieds à la tête, on ferme les yeux pour mieux le voir, il essaie de donner le change, 
vous aussi, s’il est beau et con on le trouve intelligent, s’il vous trouve conne, il se sent intelligent, s’il remarque que vous avez les seins qui tombent, il vous trouve de la personnalité, si vous commencez à sentir que c’est un plouc, vous vous dites qu’il faut l’aider, s’il est inculte, vous en avez assez pour deux, s’il veut faire ça tout le temps, vous vous dites qu’il vous aime, s’il n’est pas très porté là-dessus, vous vous dites que ce n’est pas ça qui compte, s’il est radin, c’est parce qu’il a eut une enfance pauvre, s’il est mufle, vous vous dites qu’il est nature, et vous continuez ainsi à faire les pieds et des mains pour nier l’évidence, 
alors que ça crève les yeux et c’est ce que l’on appelle les problèmes du couple,
 le problème du couple, quand il n’est plus possible de s’inventer l’un l’autre,
 et alors, c’est le chagrin, la rancune, la haine, les débris que l’on essaie de faire tenir ensemble à cause des enfants ou tout simplement 
parce qu’on préfère encore être dans la merde que de se retrouver seule."
"L' humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la suprématie de l'homme sur ce qui lui arrive."
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