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Elle fait cat.

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"En Arménie, offrir une grenade est un signe d’amitié, d’affection, de tendresse.
 C’est là-bas le fruit du paradis - pourquoi pas, car le pomum de la version latine de la Genèse, la Vulgate, signifie en effet fruit et non pas pomme… 
On dit qu’elle renferme trois cent soixante-cinq grains, autant de jours qu’une année donc. 
On l’offre aux fêtes, aux mariages, à Noël, et autres occasions de dire son amour."
Qui disconviendra aujourd’hui que le portrait du totalitarisme brossé par Orwell fait songer peu ou prou à une peinture de notre époque ? 
La liberté y est en effet mal portée, la langue est attaquée, la vérité abolie, l’histoire instrumentalisée, la nature effacée, la haine encouragée et l’Empire est en marche. 

 Ce qui nous est présenté comme un progrès est une marche vers le nihilisme, une avancée vers le néant, un mouvement vers la destruction. 
Car, de la même manière qu’on peut parler d’un progrès du cancer ou d’une autre maladie qui conduirait inexorablement à la mort, le culte actuellement voué au progrès du simple fait qu’il est progrès par ceux-là même qui, de ce fait, se disent progressistes, ressemble à une génuflexion devant l’abîme avant le moment suivant qui consiste à s’y précipiter – comme les moutons de Panurge dans les flots… 

Le progrès est devenu un fétiche et le progressisme la religion d’une époque sans sacré, l’espérance d’un temps désespéré, la croyance d’une civilisation sans foi.
 On peut ne pas souscrire à cette religion nouvelle et lui préférer l’athéisme social tragique qui ne s’agenouille devant aucune transcendance. 
Ce refus de la foi qui sécurise constitue le libertaire.
Il y eut un temps où l’on justifiait l’esclavage avec les mêmes arguments que ceux qui légitimeraient les mauvais traitements infligés aux animaux : leur infériorité, leur sous-humanité 

La discrimination entre les hommes et les animaux ne saurait s’effectuer à partir de la faculté de raisonner ou de parler. ... Il (Bentham) écrit cette phrase devenue célèbre : 
« La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ? Ni : peuvent-ils parler ? 
Mais bien : peuvent-ils souffrir ? 
"Chaque homme est une quantité négligeable dans l’univers, certes c’est donc entendu, mais chaque homme s’avère également une exception unique, une configuration définitivement inédite, une singularité sans duplication possible dans le temps et dans l’espace, une chance de vie et de force, de puissance et d’énergie.
 Cette occurence fragile et vraie, improbable mais réelle qu’est notre existence mérite que nous soyons subjugués et que de ce sentiment d’étonnement radical mais l’expérience du sublime"



"La Défenseure des droits Claire Hédon a réclamé ce vendredi 20 novembre « le retrait » de l’article de loi controversé qui prévoit d’interdire de filmer les forces de l’ordre dans un but malveillant, qu’elle juge « inutile » et potentiellement nuisible au contrôle de l’action des policiers et gendarmes. 
 Si Claire Hédon a reconnu « une avancée », après l’annonce par le gouvernement d’une réécriture de cet article polémique, le texte « l’inquiète toujours ». « Je pense que la seule solution, c’est le retrait (de l’article), parce qu’en fait il est inutile », a-t-elle estimé.

« Dans notre arsenal législatif aujourd’hui […] on peut punir des personnes qui utilisent de façon malveillante les vidéos qu’elles tournent », a-t-elle fait valoir.
Claire Hédon a ainsi rappelé la condamnation en 2019 d’une jeune fille par le tribunal correctionnel de Versailles, parce qu’elle « filmait les policiers sans arrêt et le mettait sur les réseaux sociaux sans aucune raison ». 

 L’article controversé doit être adopté à l’Assemblée L’article 24 de la proposition de loi « sécurité globale » doit être adopté vendredi à l’Assemblée nationale. Il prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45 000 € d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ». 

 Face à la polémique qu’il a suscitée, le gouvernement a annoncé vouloir amender ce texte afin de préciser « que les dispositions envisagées ne feront nul obstacle à la liberté d’informer ».
« Cet article, il n’est pas acceptable », a insisté Claire Hédon, en rappelant que les vidéos tournées lors d’interventions des forces de l’ordre sont « très utiles » au Défenseur des droits « quand il y a des dérapages des forces de sécurité ». 
 « Si on veut que notre population retrouve confiance en sa police, ce qui est absolument indispensable, il faut qu’on le reconnaisse et qu’il y ait sanction » lorsque de tels cas sont identifiés, a-t-elle ajouté. 

 La Défenseure des droits s’est également élevée contre les déclarations du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a invité les journalistes à prévenir les autorités avant de couvrir une manifestation. Il s’agit d’une « atteinte à la liberté de la presse, absolument, sans aucun doute », a-t-elle cinglé. 
 « Il est important que la presse puisse continuer à faire son travail et jusqu’au bout des manifestations », a-t-elle ajouté, après l’interpellation de plusieurs journalistes mardi à Paris à la fin d’un rassemblement contre la loi « sécurité globale ».  ""


Il est utopique d’aspirer à un corps de femme noire qui ne serait pas colonisé. C’est le faux espoir nourri par la prétendue histoire de Sappho Clark. 
Les féministes noires comprirent que la lutte devait se placer sur le terrain des victimes de la première vague de colonisation : rédemption, récupération et réhabilitation devaient caractériser cette lutte – et non pas, en fin de compte, une vision utopique débridée.
Il n’était pas possible pour Sappho de nier l’existence de la Mabelle violée mais, au lieu de cela, il lui fallait faire corps avec le moi colonisé. Ainsi, ces féministes noires élargirent les limites des idéologies conventionnelles des femmes afin d’envisager des relations subversives entre les femmes – maternité en dehors du mariage, mariage en tant que partenariat établi en dehors d’un échange économique entre hommes - et les hommes en tant que partenaires et non pas en tant que pères patriarcaux. 

Comme l’ont affirmé DuBois et Gordon de façon si convaincante, nous disposons de « 150 ans de théorie féministe et de praxis dans le domaine de la sexualité. Il s’agit d’une ressource trop précieuse pour la gaspiller en ne l’étudiant pas, dans toute sa complexité »

Mais dans ce cas, étudions-la dans son intégralité, pas seulement dans sa complexité mais aussi dans sa différence pour ainsi nous tenir à nouveau à « l’orée de l’ère de la femme » 
– une ère qui puisse englober toutes les femmes.
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