Une divine mélopée, douce berceuse érotique d'un plaisir sans traces
Qui me rappelle ces moments d'osmose, instants fugaces, souvenirs salaces
Serais-je finalement la muse secrète de tes désirs enfouis
Puis-je être soudainement l'ascaris avide du parfum de ton fruit
Suis-je réellement ici, au loin, à l'abri de tes coups de reins
Ou ne serait-ce qu'un songe, malgré tes mains sur mes seins
Pourtant est vivace l'envie de gémir, l'envie de frémir
Que d'un chuchotement lointain, tu m'enjoignes de venir
Sûr de ta vigueur sauvage et certain de mon fragile devenir
Prête à souffrir mille caresses, prête à t'appartenir
Ne serait-ce que pour l'instant où tes doigts effleureront ma peau
Pourrais-je à ce moment, enfin, te murmurer ces quelques mots
"Que comble mon envie, ta virile bannière, ton puissant éperon
Et qu'à l'aulne de mes soupirs, tu m'achèves d'un coup de ton saucisson !"