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“Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.” Fondements, Emmanuel Kant

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"Mais faire disparaître les obstacles ne conduit pas automatiquement au progrès moral de l'existence sociale et individuelle. Cette action négative exige en plus une volonté positive pour une organisation morale de la vie collective. Cette double action, d'une importance extrême : arracher les mauvaises racines et implanter une nouvelle morale, constituera la vie sociale de l'humanité. Ici la Science ne peut nous libérer. Je crois même que l'exagération de l'attitude férocement intellectuelle, sévèrement orientée sur le concret et le réel, fruit de notre éducation, représente un danger pour les valeurs morales. Je ne pense pas aux risques inhérents aux progrès de la technologie humaine, mais à la prolifération des échanges intellectuels platement matérialistes, comme un gel paralysant les relations humaines." Comment je vois le monde, Albert Einstein
"Puisque le bouddhisme rejette l'idée d'un univers passant de la non-existence à l'existence, comment conçoit-il l'origine du monde ? Il parle d'une « potentialité » qui aide les phénomènes à se manifester. Si le monde apparaît, c'est parce qu'un potentiel de manifestation était déjà présent. Ainsi, la vacuité n'est pas seulement la nature ultime des phénomènes, elle désigne également le potentiel qui permet à ces phénomènes de se déployer à l'infini. Cette idée de potentiel de manifestation, de potentialité de l'espace rappelle étonnamment la notion du vide plein des physiciens : on l'a vu, le vide de l'espace est rempli d'un champ de Higgs qui, en se cristallisant au cours du refroidissement de l'univers, donne naissance au monde et à son contenu ; à cause du principe d'incertitude, l'espace vide pullule de particules virtuelles qui peuvent entrer dans le monde réel dès lors qu'elles sont en présence d'un champ de gravitation intense.
Le bouddhisme n'accepte donc pas l'idée d'un début de l'univers avec l'apparition simultanée du temps et de l'espace. Parce que tout est interdépendant, le monde conditionné est sans commencement, car chaque état doit être nécessairement causé par un état précédent qui n'est pas le néant mais qui représente une potentialité. Du point de vue de la vérité absolue, il n'y a ni création ni cessation. Rien ne peut commencer à exister ni cesser d'être. L'univers n'a donc ni commencement ni fin." « Le Tao du vide », La Plénitude du vide, Trinh Xuan Thuan
"Et nous voilà au cœur du problème, car nous sommes précisément en train de penser à propos de nous-mêmes, une démarche qui fait partie de notre « forme de vie » (Wittgenstein). Nous n'avons pas uniquement conscience de notre environnement, nous n'éprouvons pas que des impressions et des expériences conscientes (expérience dont font partie nos sentiments), nous avons, en plus, conscience de la conscience, cette autoconscience que les philosophes appellent la conscience de soi (Selbsbewusstsein) - ce qui n'est pas la même chose que la confiance en soi (Selbstvertrauen)." Pourquoi je ne suis pas mon cerveau (Introduction), Markus Gabriel
"People just want, want something, they want to more, and more, and more, and there is no end. And the world is like, there is no more control. What people need is more love and understand each other, we think that's gonna be a good solution to see yourself and to see other people, to see how they live and how we comunicate with the nature and how we keep the nature alive." Nixiwaka Yawanawá

Jheronimus Bosch
The Garden of earthly delights
"So America became a peculiar country. You could criticize the educational system to make the schools better. You could criticize the transportation system to make that work better. You could crit ... But you couldn't criticize the economic system. That got a free pass. You could'nt criticize ... You know, and if you don't criticize something for 50 years, it rats, it goes to seed. The one of the ways that a healthy society works is its subject, its component system to criticism, so that we can debate it and hopefully fix it, or improve it or do better. Capitalism couldn't be questionned. [...] Before you can solve a problem, you have to admit you got one. And before going to fix an economic system it is working in this way, and producing such tensions and inequalities and problems in our community, we have to face the real scope of the problem we have, with the overall system. And at least we have to open a national debate about it, and at most, I think we have to think long and hard about alternative systems that might work better. [...] If you don't change the system, you are living intact the decisions making of these entreprises, which mean the small group of executives and shareholders are gonna be working in the same system, subject to the same pattern of rewards and punishments, that sooner or later makes them reimpose, there or elsewhere, the very conditions you're fighting against. So stop this stuff about improving their conditions, deal with that system or else you're not serious. [Richard David Wolff]
Martin Luther King Jr., at a speech in a Brooklyn's church, he said that what America needed was a revolution of values. Needed to stop treating people like things. Needed to stop treating people in ways that it was just about profits. But instead to treat people in a real and human way. [Tim Kasser]" The True cost (https://truecostmovie.com/), Andrew Morgan

"C'est la première mention d'une substance invisible censée être présente partout dans l'univers, un concept qui allait dominer toutes les discussions scientifiques sur la nature et l'espace au cours des vingt-cinq siècles à venir. Selon Empédocle, même la matière n'échappait pas à l'emprise de l'éther : étant poreuse, elle voyait ses pores inévitablement remplis de cette substance légère et mystérieuse. Les émanations provenant des pores faisaient que les corps soit s'attiraient par une interaction nommée Amour, soit se repoussait par une interaction appelée Haine. Ce concept d'interaction était précurseur de l'idée de force attractive ou répulsive développée quelque deux mille ans plus tard par le physicien anglais Isaac Newton." La Plénitude du vide, Trinh Xuan Thuan
"Levé avec force projets en tête, j'allais travailler, j'en étais convaincu, toute la matinée. À peine m'étais-je assis à ma table, que l'odieuse, l'infâme, et persuasive rengaine : « Qu'es-tu venu chercher dans ce monde ? » brisa net mon élan. Et je regagnai, comme d'ordinaire, mon lit avec l'espoir de trouver quelque réponse, de me rendormir plutôt.". De l'inconvénient d'être né, Emil Michel Cioran
"Dès qu'on commence à vouloir, on tombe sous la juridiction du Démon." De l'inconvénient d'être né, Emil Michel Cioran
Francis Danby
Disappointed Love
"D’euls deus fu il tut autresi,
Cume del chevrefoil esteit,
Ki à la codre se preneit :
Quant il est si laciez et pris
E tut entur le fust s’est mis,
Ensemble poient bien durer.
Mais ki puis les volt desevrer,
Li codres muert hastivement
Et chevrefoil ensemblement
— Bele amie, si est de nus :
Ne vus sanz mei, ne mei sanz vus
" Lai du chèvrefeuille, Marie de France

"Ces moments où l'on souhaite être absolument seul parce que l'on est sûr que, face à face avec soi, on sera à même de trouver des vérités rares, uniques, inouïes, - puis la déception, et bientôt l'aigreur, lorsqu'on découvre que de cette solitude enfin atteinte, rien ne sort, rien ne pouvait sortir." Pensées étranglées, Emil Michel Ciora
"Le bien, c'est ce qui fut ou sera, c'est ce qui n'est jamais. Parasite du souvenir ou du pressentiment, révolu ou possible, il ne saurait être actuel, ni subsister par lui-même : tant qu'il est, la conscience l'ignore, elle ne s'en saisit que lorsqu'il disparaît." Le mauvais démiurge, Emil Michel Cioran
Antonis Mor Van Dashorst
Autoportrait
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