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Il s'agit d'un banquet dans une prison d'acier ; observez du haut de votre guillotine perchée.

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“I learned that love can end in one night, that great friends can become great strangers, that strangers can become best friends, that we never finish to know and understand someone completely, that the “never ever again” will happen again and that “forever” always ends, that the one that wants it can, will achieve it and get it, that the one that risks it never looses anything, that physique, figure and beauty attracts but personality makes one fall in love.” 
09 août 2018,

Je m’excuse pour t’avoir fait pleurer Papa, mais je préférerais mourir plutôt que de te ressembler… Et c’est ce que je suis en train de faire. J’ai tant de colère en moi, et elle vient de toi. Je te déteste de m’avoir fait grandir en pensant que l’amour se méritait, et que moi je ne le méritais presque jamais. Je te déteste pour m’avoir toujours rejetée quand j’étais sous tes yeux, et de ne me vouloir seulement maintenant que je suis partie. 

J’ai arrêté d’attendre que tu m’aimes, vois-tu. J’ai arrêté d’attendre que tu te préoccupes de moi quand j’étais à l’hôpital, en réanimation à te réclamer, que je ne mangeais pas pendant des jours ou que j’étais enfermée dans une clinique psychiatrique. Je te déteste pour ce que tu m’as fait mais aussi pour ce que je suis devenue à cause de toi. 

Je te déteste pour avoir vu maman pleurer si souvent, mais je la déteste aussi pour t’avoir regardé faire des années sans jamais intervenir. Je vais mourir cette nuit Papa, et je vais perdre deux pères en même temps : celui que j’aurai pu avoir et celui que je n'ai jamais eu. 

Adieu Papa.
Cheveux humides collés aux tempes. 
Elle, 
marchait. Toujours dans la même direction. Sans savoir où aller, 
Jay. 

Nageant dans ses fringues 
C'était son eau 
Recroquevillée 
Face au vent qui hurle 
Face aux gens qui vivent
Face au monde qui dort, 
Fuyant ses pensées 
Sous des murs tagués 
Et elle erre. 
Balançant les jambes 
Ceux aux cœurs trop tendres
Aux visages trop frêles 
Elle 
Se détruisait elle-même 
Avant que le monde ne le fasse

Toujours les mêmes flashs, 
Jay, 
Toujours la même rue, 
la même direction, 
une bain pressant sa bouche
ravalant un cri, 
les contusions, 
les écorchures, 
Elle s'est débattue, 
Jay, 
elle voulait crier.
Réveillée, 
au milieu de la nuit, par terre dans la rue.
Ses vêtements trempés, gisants à côté.

Elle s'est rhabillée, mécaniquement.
Elle est rentrée.
S'est assise et n'a plus bougé, 
Jay.

1 mois plus tard.

Une boite de comprimés vide. Une bouteille de vodka. Un test de grossesse positif. Quelques lames émoussées, des traces de sang séché.
"Nous seront trois condamnés à l'Enfer, dont deux innocents".
Un, 
Deux.


Je ne savais pas à quoi m'attendre en ouvrant la porte. Ma poitrine me paraissait sur le point d'exploser. J'ai poussé la porte, le grincement viola le silence. 
L'absence totale de bruit renforça mon angoisse. Haute dans ma gorge, basse dans mon ventre. J'ai avancé devant l'escalier, grimpé les marches une à une. Ma main moite imprima une trace sur la rampe rêche.
Le bois jouait.
Les grincements me paraissaient de plus en plus stridents. La sueur perlait à mon front, j'avais l'horrible impression de savoir ce que j'allais trouver. 

Inspiration.
J'ai ouvert la porte. 

Nœud coulant et marques violacées.
Il ne bougeait plus.

Trois. 
"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre, des chaînes d'or d'étoile à étoile; et je danse."
It's too late.
« Ma tête est une mer où chaque goutte est un mot, chaque poisson une émotion. La caillasse sableuse pèse et me retiens encore ici-bas. Et les courants ; un flux souffle et soupire, les vagues incessantes rythment mes paroles silencieuses, libres à tout jamais. Comme cette géante bien trop pleine, je m'agite sans bouger. » 
 - Condamnés à être libres (#Càêl) sur Facebook.
But the stars are burnin' bright like some mystery uncovered. I'll keep movin' through the dark with you, in my heart. My blood brother.
Je m’excuse pour t’avoir frappé Papa, je préférais mourir plutôt que de te ressembler... Et c’est ce que je suis en train de faire. Mais j’ai tant de colère en moi, et elle vient de toi. Je te déteste de m’avoir fait grandir en pensant que l’amour ça ce méritait et que moi je le méritais presque jamais. Je te déteste pour avoir vu maman pleurer si souvent, et un jour j’espère, quand je lui aurait donné assez de force et de courage pour te quitter, que tu te retrouveras tout seul et tu mourras tout seul. Et ce jour-là Papa, ce jour-là je serai triste d’avoir perdu deux pères : celui que j’aurais pu et celui que j’ai jamais eu. Adieu Papa.
On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort. Le poids de cinq pièces de monnaie, le poids d'une barre de chocolat, le poids d'un colibri. 21 grammes.Est-ce le poids de nos âmes, le poids de la vie ?
Et qu'importent les douleurs, ne comptent que les plaisirs ; à toi je m'abandonne et tant que mon corps te plaira, j'ai assez du reste pour nous deux.
C ' e s t  i c i  l e  c o m b a t  d u  j o u r  e t  d e  l a  n u i t 
"La douleur n'existe pas. Comme toute la gamme des émotions humaine, du reste. C'est juste une question de chimie. L'amour n'est qu'une question d'endorphines. Avec une piqûre de Pentothal, je peux vous débarrasser de toute exigence affective. Nous ne sommes que de la chair." (Le Chuchoteur - D. Carrisi)
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, 
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. 
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. 
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. 

 Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, 
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, 
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, 
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. 

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, 
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe 
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. 

 - Victor Hugo
 
Je l'ai retrouvée,
Nageant dans ses fringues 
C'était son eau 
Recroquevillée 
Face au vent qui hurle 
Face aux gens qui vivent 
Face au monde qui dort, 
Fuyant ses pensées 
Sous des murs tagués 
Et elle erre. 
Balançant les jambes 
Ceux aux cœurs trop tendres 
Aux visages trop frêles 
Elle 
Se détruisait elle-même 
Avant que le monde ne le fasse
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