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Questions/Réponses (4)

мужество ♥ сила ♥️ αγαπήστε τη ζωή εσείς ζωντανοί

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"Ce sont souvent les mauvaises personnes qui t'apprennent les plus grandes leçons de vie."
Il y a eu plusieurs choses horribles depuis que le monde est monde. Des bouleversements terribles qui ont refaçonné le visage même de notre avenir, qui ont foulé du pied les bases de l'insouciance. La redéfinition même du schéma de nos existences en quelque sorte..
Rien que dans l'Antiquité déjà, des hommes gravaient leur nom et leur légende dans l'histoire à venir et allaient marquer l'esprit et les actes des générations futures d'une flamme ardente :

Attila et ses hordes de Huns, Hannibal le Carthaginois, Gengis Khan, Spartacus, Léonidas de Sparte, etc..
Tant de noms illustres, synonymes de bravoure extrême ou de folie furieuse, de sang, de gloire et de conquêtes.

De nos jours, l'époque a changé, malheureusement les symboles et les marques "ardentes" également.. La génération actuelle forge ses nouveaux "héros" dans un tout autre creuset que celui de jadis.. Les adolescents de maintenant "respectent" et "vénèrent" essentiellement ces trois choses :
- Les télé-réalités 
- JUL 
- Maître Gims

Ces trois choses affolantes et aberrantes bercent à longueur de journée les esprits égarés et fragilisés d'une jeunesse en quête de repères, en quête de "modèles". Or, notre époque est actuellement la plus pauvre qui soit dans la plupart des domaines artistiques. Jamais nous n'avons eu autant de moyens d'exprimer nos pensées, nos talents, nos envies, et jamais pourtant nous n'avons été aussi médiocres pour les exprimer. Quelques rares choses intéressantes émergent parfois de cet espèce de jardin déchu où habituellement seules les plantes nocives et disgracieuses poussent, mais elles sont d'ordinaire vite noyées dans un océan verdâtre et putride de dégoût turpide. La génération d'adolescents actuelle est condamnée.. Condamnée et damnée à subir son présent, le tout avec un sourire béat sur le visage, sans se rendre compte que la seule symphonie qui animera leur vie sera celle doucereusement mélancolique de leur agonie personnelle. La seule chose qui peut être source d'un mince espoir c'est de se dire que depuis maintenant plus de 20 ans, chaque nouvelle génération de jeunes est baignée dans une espèce d'ambiance artistique et culturelle de plus en plus ridicule à chaque fois. Donc au final, c'est de se dire que l'avenir sera encore pire qui nous fait accepter le présent avec un mince sourire..

Le sourire crispé de rêves frustrés. 
Sang, Gloire et Conquêtes.. 
Hannibal est à nos portes. 
L'avoir revu avait réveillé en moi tout un tas de souvenirs. Ainsi que tout un tas de questions.

"Et si je n'avais pas...?"
"Et si j'avais...?"

Une foule de "Et si" qui auraient pu changer la face du monde. Le cours de ma vie, en tout cas. 

Je me rends compte que j'aurais dû être honnête avec mes sentiments. Être honnête envers moi-même. Être honnête avec lui. Dès le début. Mais chaque fois que je me retrouvais seule, face à lui, je perdais tout courage. Pourtant, j'aurais tellement voulu être capable de lui dire que je ne voulais être qu'avec lui. Seulement avec lui. J'avais des sentiments pour lui qui dépassaient de loin le sexe.
L'hiver cédait le pas au printemps. Tant d'émotions se bousculaient en moi.. Mais je n'ai pas cherché à les identifier, ni même à les trier. Je les ai simplement laissées venir.
Chaque mouvement, chaque contact, chaque regard, chaque mot et chaque baiser échangés faisaient trembler tout mon être. Ça me remuait le cerveau, chamboulait mes pensées et foutait un bordel pas possible dans ma tête. C'était un véritable feu d'artifice de sensations. Le plaisir que j'éprouvais à être simplement près de lui me suffisait et me surprenait. Mes sentiments étaient tellement forts que c'en était presque douloureux. Ils étaient tellement forts que, parfois, j'en avais le vertige. Parce que je ressentais tout. Comme si on avait ouvert une vanne en moi qui m'emplissait de chaleur, de fierté, d'excitation, d'angoisse, de vulnérabilité, de force, d'impuissance, de désir. Une porte ouverte, impossible à refermer.
 J'ai pu constater qu'un mois, ça file à une vitesse folle quand on commence à avoir des sentiments pour l'homme avec qui on couche. Mais quand cet homme, pour qui on éprouve de forts sentiments s'en va, deux mois semblent être une éternité. 

J'étais prête à tout donner et à tout pardonner rien que pour le revoir quelques secondes.

J'ai fini par recroiser sa route. Sa façade s'était craquelée un bref instant, laissant apparaître l'âme froide derrière le sourire.. Nous avions parlé de tout, sauf du chaos qu'il a provoqué dans mon cœur. J'aurais voulu être capable de lui dire qu'être "juste amis", ça fonctionne tant que tout le monde souhaite la même chose. Mais dès lors que les besoins de l'un changent, le château de cartes s'effondre. Face à lui, mes sentiments à son égard étaient partagés. Je me trouvais sur cette ligne invisible à la frontière très mince, entre amour et haine, répulsion et attirance. Je l'ai finalement vu disparaître de ma vie sans se retourner. Et je ne l'ai pas suivi.

Mon cœur à volé en éclats mais je n'ai absolument rien fait pour le retenir.
"Il n'y a pas de hasard dans les rencontres..
Elles ont lieu quand nous atteignons une limite, que nous avons besoin de mourir pour renaître.
Les rencontres nous attendent mais parfois nous les empêchons d'avoir lieu..
Si nous sommes désespérés et si nous n'avons plus rien à perdre, 
Ou au contraire enthousiasmés par la vie, 
L'inconnu se manifeste et notre univers change. 
Les rencontres les plus importantes ont été préparées par les âmes bien avant que les corps ne se voient."
Les châteaux de cartes ont ceci d'extraordinaires : 

On les bâtit toujours pour les voir s'écrouler.

Construire avec ardeur pour mieux voir s'effondrer ensuite les fruits de notre labeur. C'est ainsi, c'est inexorable.

On court toute notre vie après des espoirs communs à chacun : 
 
Une belle vie, de la reconnaissance, l'amour, les arts, une vie tumultueuse qui nous entraînera sur cent rivages différents à la poursuite de dragons et de chimères.. Les plaisirs et récompenses futiles de l'expérience d'une vie qu'on espère utile. Au final, qu'en est-il réellement ?
Est-ce une finalité inévitable que de voir à chaque fois s'écrouler sur nous les murs de notre cathédrale onirique ? Cet espèce de bastion de la foi qui nous anime jour après jour à continuer à écrire, composer, se libérer et vivre ? 
Ce temple de la raison dans lequel se consume les braseros de notre imagination, de nos inspirations.. Bastion rime toutefois également avec prison.. La prison muette et glacée des fondations de notre être quand notre château de cartes gît sur la table devant nous.. Quand l'espoir devient désespoir.. Le testament cynique et implacable de la désillusion sur celui de la raison.. 

Que reste-t-il quand tout s'écroule ? 
Certains diront alors qu'il est temps de songer à une nouvelle œuvre à construire. Moi, pathétiquement, je cherche encore un terrain fertile où bâtir.. Ce qui compte finalement, ce n'est pas ce qu'on érige pour la postérité, loin de là..

Ce sont plutôt les mots cinglants qu'on rédige pour contrer la fatalité.
"J'ai aimé jusqu'à atteindre la folie. Ce que certains appellent la folie, mais ce qui pour moi, est la seule façon d'aimer.."
L'Art est, selon moi, une notion humaine. On a toujours eu besoin d'Art, quelque soit l'époque et les cultures. Des premiers hommes préhistoriques avec leurs dessins dans leurs grottes jusqu'à l'heure actuelle où l'Art est presque devenu un terme générique pour englober tout et rien en même temps. Certes, les belles choses restent, perdurent et continuent encore à faire frémir la plume des écrivains, les notes des musiciens et le chapeau des magiciens..
Je ne pense pas qu'il puisse avoir des personnes indignes d'Art, car alors, seraient-elles dignes de la vie ?

Vivre dans un monde sans récits, sans musique, sans images, sans histoires.. 

Du plus perfide des prisonniers qui a besoin d'écrire ses mémoires jusqu'à l'homme libre qui s'éprend à rêver des astres et d'une existence sans fin, je pense que toute personne à droit à sa part d'Art, quelque soit sa forme. C'est d'ailleurs la seule réelle chose qui nous distingue des autres animaux. 
L'Homme est l'animal le plus créatif mais aussi le plus triste et solitaire. Sur cette planète nous sommes les seuls êtres vivants à avoir besoin de nous trouver des raisons pour vivre et exister alors qu'il serait si facile mais si ennuyeux de vivre simplement pour exister..
L'Art est notre exutoire pour ne jamais s'arrêter, ne jamais s'endormir et retarder la pensée qu'un jour il faudra mourir. Qu'on soit artiste, consommateur d'Art ou simple passant halluciné devant les distributeurs de créativité, je pense que la seule chose qu'il faille se dire c'est qu'on est tous les enfants d'une génération qui a non seulement été bercée et biberonnée par l'Art, mais qui en plus cherche en elle toutes les réponses de nos illusions perdues face à notre avenir incertain. 

En résumé, chaque personne est digne d'Art, mais l'Art reste souverain. 
Nous sommes ses enfants, mais il nous survivra..
Sur les trottoirs de la vie, l'Art est un maquereau et nous sommes ses putains.
"If love is a form of substance abuse, I hope to die high"
"Tie me up and dominate me"
Les manipulateurs sont, selon moi, ceux qui manient le mieux les mots. Ils savent que dire et comment l'affirmer afin que nous ne nous doutions de rien. 
N'est-ce pas délicieusement dépravé ? 
Ainsi, sous un masque souriant, il est fort possible de trouver une part de méchanceté. À la fois saint et pervers, l'être humain est à lui seul une énigme.
"Tu n'aimeras plus jamais personne comme ça. Mais autrement, différemment. 
L'amour est fonction de soi et de la personne qu'on aime.. 
Il peut être passionnel, égoïste, fidèle, rassurant.. Ou même effrayant ! 
Tu aimeras à nouveau, pas de la même manière. Mais ce sera tout aussi fort."
La vie est un jeu. 
Le seul jeu auquel nous participons de gré ou de force. Certain(e)s dominent la partie, beaucoup la subissent et d'autres l'observent en silence, la laissant se dérouler sans oser jouer leurs cartes. Abattre leur main.
La vie est un jeu.
Oui mais, contre qui jouons-nous ? 
Contre nous-même ? 
Contre les autres ? 
Est-ce une compétition où chacun tente d'avoir la plus belle vie possible ? 
D'accéder à ses rêves avant les autres ? 
À qui mentons-nous ? 
Aux autres.. Ou à nous-même ?   

J'ose à penser, parfois, quand je m'allonge la nuit sur mon lit et que j'éteins la lumière, que tout ceci n'est qu'une partie sans fin. Ma vie, mon passé, mon présent, mon futur.. Toujours pareil.. 
Recommencer à l'aube, reprendre la partie où on l'a laissé et essayé d'y jouer son rôle.. Continuer un peu, jour après jour, regarder la pioche grossir et notre main s'enrichir de nouvelles cartes, de nouvelles possibilités. 
La vie est une chose merveilleuse, un plateau de jeu riche de milliers de chemins possibles où aucune partie ne se ressemble. Nous avons tous nos pions et ils avancent tous à notre rythme, mais.. Qui gagne à la fin ? 

La faucheuse garde toujours une longueur d'avance sur chacun d'entre nous.  
Pour certain(e)s, la Ligne Verte est plus longue que pour d'autres. 
Chaque jour a son/sa perdant(e), patience.. 
"Art can never exist without naked beauty display'd." 
"Sortez avec une fille qui lit. Une fille qui dépense son argent dans des livres au lieu de vêtements, qui a des problèmes de place parce qu'elle a trop de livres. 
Sortez avec une fille qui a une liste de livres qu'elle veut lire. 
Trouvez une fille qui lit. Vous le savez parce que c'est celle qui cherche amoureusement sur les étagères dans une librairie, celle qui pleure silencieusement quand elle a trouvé le livre qu'elle veut. Vous voyez cette personne bizarre qui renifle les pages d'un bouquin ?
C'est cette lectrice. Elle ne peut jamais résister à l'odeur des pages d'un livre.
Perdue dans un monde imaginé par l'auteur..
Asseyez-vous. Elle vous jettera juste un coup d'œil, parce que la plupart des filles qui lisent n'aiment pas être interrompues. 
Et puis c'est simple de sortir avec une fille qui lit. Offrez-lui des livres pour son anniversaire, pour Noël, pour tout ce qui se fête. Offrez-lui le don des mots, en poésie et en chanson. Faites-lui savoir que vous comprenez que les mots sont l'amour. Comprenez qu'elle sait faire la différence entre les livres et la réalité, mais qu'elle va essayer de faire en sorte que sa vie ressemble à son livre préféré. Les filles qui lisent comprennent que toutes choses ont une fin, mais que vous pouvez toujours écrire une suite. Que vous pouvez recommencer encore et encore et être toujours le héros. Que la vie est censée avoir un méchant ou deux. Les filles qui lisent comprennent que les gens, comme les personnages, évoluent. Si vous trouvez une fille qui lit, gardez-la près de vous. Vous pouvez la perdre pour quelques heures, mais elle reviendra toujours vers vous. Elle parlera des personnages du livre comme s'ils étaient réels, car ils le sont toujours pendant un moment. 
Sortez avec une fille qui lit car vous le méritez. Vous méritez une fille qui peut vous offrir une vie plus colorée et créative. Mais si en retour vous ne pouvez lui offrir que la monotonie, des heures éteintes et des inspirations insipides, alors vous feriez mieux de la laisser seule. Mais si vous voulez le monde et les mondes au-delà, sortez avec une fille qui lit. 
Ou mieux encore, sortez avec une fille qui écrit !"
"Extase de l'abandon pour l'un. 
 Jouissance du contrôle pour l'autre." 
La confiance.  
S'il est un sentiment qui se trouve à la base de toute relation, de quelque nature qu'elle soit, entre deux personnes, c'est bien la confiance. Cette foi en l'autre, cette certitude qu'on peut compter sur lui quoi qu'il se passe..  
À la naissance, on fait spontanément confiance : le bébé a envers sa maman un véritable sentiment de sécurité. Les enfants aussi ont tendance à avoir un sentiment d'a priori plutôt positif envers tout le monde, d'où l'inquiétude des parents qui disent constamment à leurs enfants de se méfier des inconnus. Eh ouais, beaucoup pourraient bien être des pédophiles atroces qui vont les appâter avec des bonbons. "Viens petit, monte dans mon van, j'ai une sucette et deux M&M's pour toi.. Allez, viens.."  
À la base, ce sont les adultes qui nous apprennent la méfiance, la peur de l'autre, le doute. Et petit à petit, la confiance que chacun a dans l'autre s'étiole, s'effiloche, s'use, parfois de manière irrévocable. Parce qu'ensuite arrive les épreuves, les déceptions, les trahisons et j'en passe.. Puis le doute s'installe : on devient plus prudent, parce qu'on n'a pas envie de souffrir, parce qu'il est plus facile de garder des réserves, parce que c'est douloureux d'être trahi ! Parfois, il est plus simple de garder toujours une petite vigilance, de ne pas se livrer totalement : quand on n'attend rien des autres, on n'est jamais déçu. J'ai longtemps eu tendance à donner facilement ma confiance aux autres, parce que je croyais en l'être humain et en ce qu'il peut y avoir de bon en lui. En revanche, lorsque l'on me trahit, c'est irrévocable : une fois que je n'ai plus confiance, il n'y a rien à faire, ça ne reviendra pas. Je suis très rancunière, c'est le moins que l'on puisse dire.  
Finalement, faire confiance, c'est se rendre vulnérable. C'est prendre un risque. C'est baisser sa garde, laisser la porte entre ouverte. C'est accepter l'idée de pouvoir être trahi. Mais c'est aussi la plus belle preuve d'amour ou d'amitié que l'on puisse donner à quelqu'un. Même si c'est parfois la plus difficile. Mais en réalité, le plus dur, ce n'est pas d'avoir confiance dans les autres : c'est d'avoir confiance en soi. Parce que les autres, on peut les effacer de sa vie, les rayer en un rien de temps, n'en faire qu'une boulette de vieux souvenirs planqués dans un coin de la tête. Mais on ne peut pas échapper à soi-même. Vaincre ses propres doutes, affronter ses propres questionnements, voilà le plus difficile. Et une fois qu'on accepte ses propres failles, on peut enfin apprendre à les surmonter, et alors seulement, il sera possible d'avoir confiance en l'autre. Parce qu'en ayant confiance en soi, on peut affronter le monde et surmonter ses difficultés.  
"I never knew you could hold moonlight in your hands, 'till the night I held you" 
L'Amour avec un grand A donne des ailes, paraît-il.
Quand on est amoureux/se, on a l'impression que rien ne peut nous arriver, que la vie est belle, que ça durera toujours.. 
L'amour rend aveugle, dit-on. Je ne suis qu'à moitié d'accord avec ça.. Parce qu'en réalité, on voit, mais une chose seulement : l'autre. 
Et plus que de rendre aveugle, ce que change l'amour, c'est la vue que l'on a de l'autre.. Une vue tronquée, faussée. Irréelle. 
Après, peut-être que l'on veut trop y croire, que l'on est dans le déni, que l'on refuse d'admettre l'évidence. L'Amour nous empêche-t-il de voir l'autre tel qu'il est vraiment ? 
Ne nous le fait-il pas voir tel que l'on voudrait qu'il soit ? 
Si l'Amour rend aveugle, il rend également sourd(e). Sourd(e) à toutes les voix extérieures qui viennent nous prévenir :
"Méfies-toi", "Voilà ce qu'il fait quand tu n'es pas là", "Voici ce qu'il a dit en ton absence", etc..
Mais le pire n'est pas l'aveuglement de l'amour. La véritable douleur vient quand on recouvre la vue. Quand tout nous apparaît avec une clarté révélatrice. Quand l'amour s'en est allé, que l'être aimé nous a quitté et qu'on peut alors le découvrir sous son véritable jour. Voir ce qu'il est vraiment. Admettre que l'on s'est trompé. Ça arrive comme ça, d'un coup brutal, en pleine gueule. La rupture est une douloureuse manière de recouvrer la vue. 
C'est après une rupture qu'on découvre l'autre sous un jour nouveau. Coups bas, mensonges et autres vilenies. Peu importe d'ailleurs que vous ayez essayé de faire les choses bien de votre côté. Parfois, celui qu'on mettait sur un piédestal en tombe brusquement et tente de vous entraîner dans sa chute. Même si l'on est déjà à terre, agonisant dans les décombres de ce que l'on était visiblement tout(e) seul(e) à construire. L'autre se révèle alors sous ses plus sombres aspects. C'est violent, cruel, presque sadique.. Un tantinet tragique. 
Et le plus douloureux, finalement, ce n'est pas d'avoir été quitté, car l'amour ne dure pas pour toujours, selon moi. Ce qui fait mal, par contre, c'est de réaliser combien on a été stupide. Combien on s'est leurré. Combien on a refusé de voir la réalité. Le plus difficile à admettre, c'est qu'on ne peut en vouloir qu'à soi-même. De n'avoir pas vu les choses en face mais telles qu'on voulait les voir. D'être coupable d'avoir été si bête, coupable d'avoir aimé autant. 
Mais une fois le chagrin effacé, la colère dissipée, la peine estompée, il faut se relever. Se dire qu'on ne refera plus les mêmes erreurs. Que la prochaine fois, on ne perdra pas la vue. Qu'on gardera les pieds sur terre et le cœur entier. Alors, on se protège. On réapprend tout doucement à faire confiance, à écouter, à s'ouvrir. Et puis avec le temps, on comprend ses erreurs. Ça peut prendre des semaines, des mois, parfois des années.. Mais un jour viendra où l'on arrivera à se pardonner et à être indulgent avec soi, parce qu'au final, on ne peut pas se sentir coupable de tomber amoureux/se. On peut juste se sentir victime de l'avoir été.
"Beauty is power, a smile is its sword." 
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