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мужество ♥ сила

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Depuis le début du mois de Février et aujourd'hui plus particulièrement, je vois les alentours subir une transformation inquiétante. Une fièvre rose, remplie de cœurs et on ne peut plus niaise s'impose dans le paysage. Vous l'aurez deviné, je parle bien évidemment de la Saint Valentin, qui n'est rien d'autre qu'un complot anti-célibataire.

J'entends fréquemment quelques énergumènes (dont moi, je l'avoue. Mais de toute façon, célibataire ou non, je suis contre cette "fête" de merde.), s'offusquer au sujet du 14 Février
"On n'a pas besoin d'une fête pour montrer notre amour à ceux qu'on aime", disent-ils.  
Certes, tout comme nous n'avons pas besoin de Pâques ou de la Saint Nicolas pour manger du chocolat, de Noël pour se réunir en famille, du Nouvel An pour envoyer un message - qui sera pour beaucoup l'unique message de l'année -, d'Halloween pour se déguiser, de la fête des mères pour acheter du parfum, de la fête des pères pour dire que son papa c’est un super-zéro.. Euh, je voulais écrire héros, désolée. Bref, reprenons : de la fête de la musique pour écouter de la musique, du 1er Mai pour glander, des anniversaires pour se souvenir de notre existence ou encore d'un massacre pour être solidaire.. On n'a pas besoin de toutes ces choses de la vie pour savoir et pour être, mais elles existent, elles sont là, malheureusement. 
Alors merde, même si c'est la crise économiquement parlant, dépensez le peu d'argent qu'il vous reste pour enrichir davantage le magnifique (?) Etat dans lequel nous vivons et surtout, pour votre moitié qui est, la plupart du temps, disons-le franchement, un(e) connard/connasse. ("Putain, t'as encore pissé à côté enfoiré, apprends à viser couillon !" - et autres mélodieuses paroles teintées d'un romantisme sans nom que vous entendez/dites quotidiennement à votre chéri(e) adoré(e). -)  

Alors voilà, j'aurais aimé terminer par une morale. Vous savez, ce genre de phrase qui laisse sans voix ou qui fait réfléchir. Mais je crains que la Saint Valentin ne m’inspire pas à ce niveau-là, alors je vais faire simple.
Comme dirait Orelsan :

SUCE MA BITE POUR LA SAINT VALENTIN
Une divine mélopée, douce berceuse érotique d'un plaisir sans traces
Qui me rappelle ces moments d'osmose, instants fugaces, souvenirs salaces
Serais-je finalement la muse secrète de tes désirs enfouis
Puis-je être soudainement l'ascaris avide du parfum de ton fruit
Suis-je réellement ici, au loin, à l'abri de tes coups de reins
Ou ne serait-ce qu'un songe, malgré tes mains sur mes seins
Pourtant est vivace l'envie de gémir, l'envie de frémir
Que d'un chuchotement lointain, tu m'enjoignes de venir
Sûr de ta vigueur sauvage et certain de mon fragile devenir
Prête à souffrir mille caresses, prête à t'appartenir
Ne serait-ce que pour l'instant où tes doigts effleureront ma peau
Pourrais-je à ce moment, enfin, te murmurer ces quelques mots
"Que comble mon envie, ta virile bannière, ton puissant éperon
Et qu'à l'aulne de mes soupirs, tu m'achèves d'un coup de ton saucisson !" 
"Dis pas de mal des cochons, ils valent mieux que la plupart des gens."
"La mort n'est pas une fille facile. Elle se refuse à ceux qui la veulent, se donne à ceux qui la repoussent."
Nos corps qui s'entremêlent, nos désirs qui nous transpercent 
Mon amour, nos âmes s'appellent, et nos cœurs jamais ne se délaissent 
Je ressens encore tes mains sur ma peau, craquelant mon armure 
Je me souviens de la douceur de tes mots, et de la fougue de tes morsures 
Je me rappelle encore de l'odeur de ton cou, de ton souffle ardent contre le mien 
Je ne me lasserai jamais de nous, et de la force de nos liens 
Et dans nos échanges fougueux, nos accès de douce violence 
Je les plains, eux, de ne pas connaître la délivrance 
De se jeter à corps perdu, dans ce monde où personne ne ment 
Rempli de nos délicieux abus, emportés par les sentiments 
Mon joli prince dis-moi sans décence, ce qu'il adviendra de nous 
Quand viendra notre jouissance et quand celle-ci nous rendra fous 
J'aime ta délicatesse quand tu m'embrasses, et jamais je ne m'en lasse 
J'aime notre douce déchéance et je me délecte de cette transcendance
La normalité est un concept à la fois simple et compliqué. On pourrait croire qu'être "normal" c'est faire preuve de simplicité et être comme "tous les autres". Oui mais, ils sont comment les autres justement ? 
C'est aussi dur à appréhender qu'un bordel sans putes !
Si on prend en considération que la normalité est un état devant définir le plus grand nombre, on doit élargir les seuils de tolérance de ce qui est dit normal. Brasser large pour englober le plus possible. Mais certaines interrogations persistent : 

Les idiots sont-ils normaux ? 
Les nains sont-ils normaux ? 
Les homos sont-ils normaux ? 
Les gros sont-ils normaux ? 
Les roux sont-ils normaux ?
(Bon, sur ce dernier point faut pas pousser non plus, ça se saurait si ces créatures étaient normales..)

Devant toutes ces questions on en vient à se dire qu'être normal ça risque d'être foutrement difficile si justement les différences de chacun contribuent à définir notre normalité au sein de l'ensemble.
À vrai dire, c'est même l'idée inverse qui vient finalement par montrer le bout de son nez. Et si, en réalité, la normalité n'existait pas et que nous sommes tous des exceptions à la règle ? Sept milliards d'imbéciles sur terre, tous différents, tous uniques et tous aussi normaux et à leur place qu'un poisson pané dans l'océan. 
Rien n'est normal ou tout est normal ? Ou alors sommes-nous tous rendus à nos propres préceptes de normalité ?
Vénérer les chats, les beignets au chocolat et les cactus est normal pour moi mais ne le sera peut-être pas pour mon voisin d'en face. Et le fait que ce dernier trouve normal de s'enduire le torse d'huile d'olive avant d'aller courir tout nu dans les bois déguisé en écolière japonaise n'est peut-être pas non plus une chose très normale à mes yeux.. Bon, j'extrapole me direz-vous, mais vous avez compris le sens je suppose.
Où se situe réellement la normalité au milieu de tous nos délires et de nos esprits complètement chargés de leur dose de dope d'anormalités et d'étrangetés aussi démentes qu'amusantes ? 

Finalement, être "normal", ça doit être un synonyme voulant dire "être soi-même".
"Et puis, il y a ceux que l'on croise, que l'on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie."
"Les belles histoires font des souvenirs et on a les nôtres
Mais aujourd'hui faut se le dire
On est défait l'un pour l'autre
L'amour est parti, on ne fait pas semblant
Tout n'est que nostalgie
Je t'aime en noir et blanc
Plus besoin d'entendre ta voix
Je dis pas ça pour provoquer
Mais pourtant au fond de moi
Je veux juste te manquer


Quand les plaisirs se glacent et effacent les encore
Quand tous nos face à face deviennent des torts à torts
Faut savoir arrêter, je te souhaite même du bonheur
Pas envie d'pleurer, j'ai juste un chagrin d'humeur
On s'fait une double peine, l'amour était en sursis
Et la sentence est ferme, j'ai pris un an avec soucis
Il nous fallait un terme, l'avenir ensemble était bloqué
Mais au fond de moi quand même, je veux juste te manquer 

C'est un drôle de sentiment 
Je suis pas sûre que ce soit bien 
Mais je veux être un peu plus qu'un souvenir dans ton futur quotidien 
En fait, j'aimerais te pincer le cœur à chaque fois que tu me revois à tes côtés 
Je veux juste te manquer"
À travers les souffrances, je me découvre. À travers les clichés, je me dévoile.
"Tu m'as laissé comme une voiture abandonnée au milieu d'un terrain vague. Comme une lettre déchirée éparpillée au vent des rues. Comme les bagages laissés en souffrance dans une gare. Comme un oreiller dévasté par une nuit de cauchemars. Tu m'as laissé dans la nuit comme une parole irréparable. Comme une femme des jours d'autrefois emplie de fureur et de bruit." 
J'imagine qu'il y a des milliers de façons pour tout un chacun de discourir de l'amour, de palabrer des heures durant sur l'éventail sans fin des façons de le dire, de l'exprimer.. De le prouver. Je suis, pour ma part, trop prosaïque dans ma manière de voir l'amour pour être capable de l'exprimer autrement que par quelques paroles futiles ou quelques lignes banales qui ne rendraient nullement hommage à un sentiment d'une telle force, d'une telle "pureté". Car peu de choses sont aussi difficiles à dire qu'un simple : Je t'aime
Certes, il est facile de prononcer ces mots.. Par contre, les penser et les dévoiler de telle façon qu'ils glissent dans nos cœurs aussi aisément que sur nos lèvres, là, c'est plus difficile. Beaucoup s'y essayent et nombreux sont ceux qui sont persuadés de la véracité et de la profondeur de leurs sentiments à l'instant présent. À cet instant X où nos regards se joignent, nos doigts s'enlacent et nos lèvres s'embrasent.. Qu'en est-il en réalité ? Sommes-nous tous aussi facilement prédestinés à croire aveuglément en l'amour, en l'autre et en nous ? Entendre un je t'aime et y croire aussi ardemment que passionnément.. Songer qu'entre le court instant où ces mots se sont glissés d'entre nos lèvres et le moment où ils se sont gravés dans nos tympans, il s'est écoulé une seconde, une minute, une heure ou une vie. Et on se retrouve là.. Le cœur gonflé des affres de l'envie et du désir de partager plus qu'un instant, de partager une existence. 
J'aime à croire, parfois, que l'amour est tel un volcan. Il gronde, rugit, s'agite et au final explose. Bien sûr, il met du temps avant cela et son éruption est souvent lente et longuement couvée en son sein. Mais tôt ou tard, dans un sublime spectacle ardent, il laisse éclater son implacable volonté et nous happe dans les coulées brûlantes de sa faim dévorante. L'amour agit de la même façon. À la simple différence d'une chose : Lorsqu'un volcan entre en éruption, on s'écarte de sa colère. Quand l'amour entre en éruption, on l'accueille les bras ouverts. 
La plus belle façon de dire je t'aime au final ? 
Selon moi, c'est de regarder dans l'abîme du cratère à deux, main dans la main, lèvres contre lèvres et rester ainsi. À attendre la fin. À attendre le destin. Meublant simplement le silence de quelques mots prononcés, de quelques mots partagés.
"Je t'aime. Je te brûle. Je te dévore." 
Et à deux, au sommet de ce colosse de feu et de fureur, simplement attendre l'aurore. 
Prenez mes torts, mes travers, mes trésors, mes mystères

Prélevez les graines du mal, qui germent dans ma tête

Entrez ce n'est pas si sale, mais ce n'est pas tous les jours la fête

Récoltez les ténèbres, les peurs, mes rêves acerbes, mon malheur

Arrachez-moi la peau, cassez-moi les os, déchirez mon esprit dérangé

Et puisez dans mon âme épuisée. 
"Le nu est le sujet le plus populaire dans l'art, et je comprends maintenant pourquoi. Grâce au nu, nous pouvons exprimer notre psychologie, notre spiritualité et notre esthétique." 
"J'ai des morceaux de toi dans le cœur, dans l'âme et sur la peau. Quand d'autres ne laissent que le vide, de toi je garde tout."
May my enemies live long so they can see me progress
"Sometimes you have to stop thinking so much, and just go where your heart takes you."
Double trouble
"Donne-moi 5 minutes par jour

Pour oublier
Pour pardonner.
Pour guérir.
Pour faire confiance.

Oublier que la vie n'a pas été tendre avec mon cœur. 
Pardonner à ceux qui ont fait couler mes larmes. 
Guérir mes profondes blessures de la vie. 
Faire confiance pour à nouveau lâcher prise." 
L'écriture est un vaste monde dans lequel je me perds souvent.

J'ai parfois tendance à oublier que chaque parole me fait voler.

J'écris par désolation. Par chagrin ou encore lorsque je suis en colère. 
J'écris par violence ou par tristesse. J'écris aussi par joie ou par amour. 
J'écris pour rire parfois. 

Mais j'écris surtout pour me souvenir, pour partager et pour évacuer. 

Écrire, c'est bien plus qu'un simple mot. 
C'est vivre pour écrire. 
C'est la passion des mots, des émotions. 
Et c'est si fort, des mots. 
"Le bonheur est un exercice solitaire" 
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